Ukraine : premières impressions

Le passage de la frontière depuis la Pologne à l’Ukraine se fait sans difficulté. Nous attendons 1h45 mais cela aurait pu être pire. Finalement on ne nous demande pas de payer de taxe pour la voiture, tant mieux. On nous demande juste si nous avons des armes, non, alors pas de problème. Le chef douanier sort exceptionnellement de son bureau pour nous arrêter, plus par curiosité et pour voir la voiture de près que pour nous embêter avec les paperasses.

20150623-2Passée la frontière l’ambiance change radicalement. Tout d’abord les panneaux sont en cyrillique. Je m’entraine à déchiffrer, mais ce n’est pas facile. P se lit R, B se lit V, H se lit N… ça c’est pour les lettres que nous connaissons, le reste, je vous raconte même pas. Le temps de lire les 3 premières lettes et c’est trop tard, on est passés. Heureusement les principaux panneaux sont traduits en caractères latins !

On commence à voir de vieilles voitures pourries (Lada et compagnie) et de vieux side-car rongés par la rouille. Fini l’autoroute, la route principale est une nationale, heureusement bien entretenue.

 

20150623-4L’avantage ici par rapport à la Pologne, est que la route n’est plus bordée de panneaux anti-bruit et qu’on peut enfin voir le paysage : d’immenses champs de blé (l’ancien grenier à blé de la Russie), de patates et des petites parcelles de cultures vivrières. Nous croisons quelques fermiers avec leur charrette et leurs chevaux, des paysans qui fauchent l’herbe à la faux. On sent bien qu’on a changé de monde, que les gens sont beaucoup plus pauvres qu’en Europe. Nous nous arrêtons en bord de route acheter des fraises des bois à une petite mamie, ça non plus on ne l’a pas vu avant la frontière.

Nous traversons la banlieue de Lviv, une grande ville dans laquelle se côtoient de grandes églises orthodoxes dorées à l’or fin et des zones commerciales avec les mêmes enseignes qu’à Plan de Campagne et des publicités pour des hot dogs, visiblement une marque française…

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Nous nous posons le soir à l’écart de la route principale en bordure d’un champ et essuyons notre première attaque de moustiques, je crains que ce ne soit la première d’une longue série…

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