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Merci d’avance pour vos retours

bonjour à tous,

Si vous avez aimé le livre, ou pas, si vous avez des questions, des remarques, des suggestions, des critiques…. merci d’avance d’utiliser notre page Facebook pour nous en faire part. Cela nous aidera grandement pour la préparation de notre prochain guide sur les montagnes du Pamir et du Kirghizstan.

A très bientot!

Cécile et Laurent

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La souscription est finie, objectif atteint et largement dépassé, MERCI!!!!

La souscription est terminée, nous avons dépassé de loin  les objectifs prévus, un grand merci à vous tous, merci de votre confiance!

Nous sommes sur la route, le bouquin est chez l’imprimeur, RDV à l’automne pour faire les colis et vous envoyer le guide “Mongolie”, la carte de Mongolie, et les autres contributions que vous avez choisies.

D’ici là, vous pouvez commander le guide, les traces GPS des itinéraires et la carte de la Mongolie sur www.overlandaventure.com

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L’aventure continue en Asie Centrale, notre nouveau blog est ici !

A très bientôt

Cécile et Laurent

Top départ !

C’est reparti ! Départ aujourd’hui pour le Kirghizstan!

On va retrouver la yourte à roulettes, lui faire une petit toilettage, puis en route pour visiter le pays, passer au Tadjikistan et rentrer par la route de la Soie.

Nous vous donnons RDV sur notre nouveau blog : http://www.overlandaventure.com/2016/blog/

Et pour les petits clins d’œils, c’est toujours sur notre page facebook

A très bientôt, vos messages nous ferons plaisir

Cécile et Laurent

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un joli logo

logo goa-02Voici notre nouveau logo créé par Jean-Olivier Miramont.

Guides Overland Aventure, cela donne GOA, la plage sur laquelle nous avons rédigé le livre sur la Mongolie. Jolie coïncidence!

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Une nouvelle carte de Mongolie

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La campagne de financement participatif continue de bien marcher, merci à tous de votre confiance et de votre soutien. Prochain objectif : 300 % d’ici le 8 juillet ! 😉

Nous vous avons promis un petit cadeau. Nous avons de plaisir de vous annoncer qu’en plus du guide “Mongolie – les plus beaux itinéraires en 4×4, moto et camping-car”, les contributeurs recevront une grande carte de Mongolie au format 80*40 cm. Nous venons de la terminer, les noms des villages ont été vérifiés, les pistes correspondent aux itinéraires décrits dans notre guide. Vous pouvez la visualiser sur notre site www.overlandaventure.com dans l’onglet “les livres”.

En dehors de la carte “Zurag Zuy” de 2015 au 1/2 500 000 que l’on trouve à UB, les cartes de Mongolie sont toutes plus ou moins fantaisistes et sur certaines (y compris google earth) les noms ne correspondent pas aux noms utilisés par les habitants. Pour éviter ce problème, nous avons pris le soin de vérifier les noms des villages auprès des locaux sur les itinéraires que nous décrivons.

A très bientot

Cécile et Laurent

Commandez le livre!!!

Ça y est, le livre est terminé, il ne reste plus qu’à l’imprimer!

couverture 0406Nous ouvrons une souscription pour nous aider à supporter les frais d’impression. Cette souscription prend fin le vendredi 8 juillet. L’impression et la livraison demandent 3 mois. Le livre sera disponible au mois d’octobre 2016.

POUR COMMANDER LE LIVRE A PRIX RÉDUIT CLIQUEZ ICI : https://fr.ulule.com/itineraires-mongolie/

Ceux qui partent dès cet été en Mongolie et qui ont besoin d’un exemplaire en urgence sont invités à nous contacter pour que nous puissions leur fournir une version électronique en attendant la version papier.

Si vous avez aimé notre précédent livre l’Aventure à Moto, vous adorerez celui-ci.

Contribuez pour le soutenir et partagez-le partout autour de vous : sur les réseaux sociaux, par mail, par courrier, par nuage de fumée, en hurlant dans la rue. FAITES DU BRUIT !!!!!!

On a un mois pour réunir la somme. On compte sur vous!!!

Visualisez un extrait en ligne ici : https://indd.adobe.com/view/5bfcc4f2-0df0-4419-b927-ba57506b0548

 

Caractéristiques du livre:

Format 15,2 * 22,8 cm

370 pages en couleur

35 cartes, 500 points GPS, 400 photos

Prix : 35 € (+ frais de port)

Table des matières :

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Merci pour vos conseils!

Merci à tous d’avoir pris le temps de regarder nos propositions, de réfléchir avec nous et de nous soumettre vos conseils et vos idées sur ce blog et notre page Facebook.

L’idéal aurait été d’avoir la voiture en mouvement ET des yourtes à l’arrière plan mais on a beau chercher dans nos milliers de photos… on n’a pas ça! On y pensera pour le prochain voyage et la couverture du prochain guide Kirghizstan – Tadjikistan.

Alors voici le résultat de nos cogitations communes :

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Un extrait très bientôt… à suivre!

Le bouquin est presque fini, aidez-nous à choisir la couverture!

Oyé oyé, les amis, on a besoin de vos avis, vos conseils et suggestions!
Le guide de voyage est presque fini ! Evidemment l’accouchement est toujours plus long que prévu. On relit, on corrige, on complète, on ajoute quelques croquis, légendes, références, points GPS… bref, on voit le bout!
C’est donc le moment de penser à la COUVERTURE… aidez-nous à la concevoir, nous on a la tête dans le guidon Voici quelques essais, il sont numérotés de 1 à 8.

Votez pour la présentation que vous préférez. Et n’hésitez pas à nous suggérer des modifs et nous donner des conseils. Merci!!!!

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On parle de nous !

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TLC Mag, n°12, décembre-janvier 2016

La revue TLC parle de nous ce mois-ci!

Pendant ce temps nous sommes collés à l’ordi, le bouquin avance bien et nous sommes en train de réfléchir à la façon de l’éditer. Encore un peu de patience et nous vous en montrerons un extrait!

Rédaction en cours sous les tropiques

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Cela fait plusieurs semaines que nous n’avons plus alimenté ce blog, voici donc quelques nouvelles ! Après avoir laissé la voiture pour l’hiver au Kirghizstan, nous avons migré vers le Sud et le soleil et sommes arrivés en Inde. Grosse chaleur, odeurs d’épices, couleurs bariolées, vaches sacrées et fourmilière humaine… un grand choc après les vastes plaines de Mongolie et les dernières semaines de froid en Asie centrale. Après un peu de tourisme à Delhi et une semaine passée chakras grands ouverts au bord du Gange à Rishikesh, nous nous sommes installés au bord de la mer à Goa sur la plage de Palolem, dans un décors de carte postale : cocotiers, bananiers, sable blanc, eau à 30°C…

Pas mal comme cadre de travail pour écrire notre guide sur la Mongolie. Car oui, nous respectons notre contrat, 35h au moins de boulot hebdomadaire, entrecoupées de baignades et de grillades de poisson. C’est quand même mieux que les embouteillages sur l’autoroute pour aller au boulot et le mauvais sandwich de la pause déjeuner !

 

Nous travaillons découvrons (ou plutôt re-découvrons) la cuisine indienne et le choix infini de plats délicieux : biryani, chicken tikka, malaï kofta, thali, momos et surtout les chapatis tout chauds directement sortis du tandoori. Nous découvrons la fête des lumières, Divali, l’équivalent des fêtes de Noël en Europe. Les Indiens décorent les maisons de bougies, lancent des pétards, des lanternes et des feux d’artifice sur la plage. Pas sûr qu’on puisse faire la même chose en ce moment en France !

lancer de lanterne en mer
lancer de lanterne en mer
Cablage électrique indien
Cablage électrique indien
un peu courte cette bache pour le 4x4
un peu courte cette bache pour le 4×4
un peu raté le design
un peu raté le design
home sweet home...
home sweet home…
Après le 4X4, après le tuk-tuk, le scooter... on est tombé en bas de l'échelle!
Après le 4X4, après le tuk-tuk, le scooter… on est tombé en bas de l’échelle!

Et le week-end, balades en barque dans la mangrove et visite des autres plages, certaines sont désertes d’ailleurs.

Bon, le retour en France ne va pas être facile…

A très bientôt !

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Derniers jours avant l’hivernage

Nous nous arrêtons à Bichkek chez Goulira et Essentour, un couple qui tient une agence de tourisme et que j’ai connu l’an dernier lors d’une mission scientifique de carottage des lacs kirg hizes. C’est dans leur jardin que nous allons laisser la voiture pour l’hiver. Pour la protéger, nous allons au bazar faire confectionner une bâche. Nous discutons longuement sur la qualité du tissu et surtout les dimensions. Avant même que l’on ait conclu l’affaire, la marchande de tissu a déjà découpé les coupons. Elle nous propose un joli tissu rayé pour faire les côté, en promo ; c’est un motif assez moche et elle doit se réjouir d’avoir enfin trouvé un moyen de s’en débarrasser. Pour l’usage qu’on doit en faire, nous on s’en fiche complètement. Elle donne les bouts de tissu à sa copine couturière qui se met immédiatement au travail. On se demande quel va être le résultat et si elle assemble bien les bons côtés entre eux. Il est tard, le bazar ferme autour de nous, on décide de revenir le lendemain en espérant qu’elle prenne son temps pour travailler correctement.

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Le lendemain on trouve notre bâche prête, bien empaquetée. On a quand même acheté un mètre pour vérifier les mesures. On déplie la bâche dans le sous-sol du bazar, … comme attendu, les dimensions ne sont pas les bonnes, elle est trop petite. Après quelques parlementations, nous rendons la bâche pour qu’elle l’agrandisse et allons manger des chachliks (brochettes). Nous la récupérons 2h après, pliée en vrac cette fois (ça marronne un peu), et allons directement l’essayer sur la voiture garée dehors. Les gars autour sont inquiets en nous voyant faire et se demandent combien de temps on compte laisser la voiture ici ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’un essayage. Finalement, elle est presque trop grande (hem) !

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Il nous reste 4 jours à tuer avant notre départ pour Delhi. Comme les prévisions météo sur Bichkek sont mauvaises, nous décidons de descendre au sud vers la plaine de la Fergana à la frontière ouzbèque où le temps semble meilleur. La route pour y aller passe par 2 cols à plus de 3000 mètres, enneigés, mais la route est bien dégagée.

Nous nous faisons encore arrêter par les flics qui nous refont le coup de la carte Visa. Ils ont posé un radar mais comme ils ne peuvent pas nous reprocher un excès de vitesse imaginaire, ils essayent de nous aligner parce que nos phares (enfin, notre phare…) n’étaient pas allumés, puis parce que notre plaque d’immatriculation est faite maison. Pour les phares, OK on est en tort mais on a fait comme la moitié des kirghizes qui roulent sans. Pour la plaque, rien ne concerne les voitures françaises dans le code de la route kirghize. Ils nous font comprendre que si on ne veut pas payer avec la Visa, on peut s’arranger autrement (ah-ah). On résiste, ils nous demandent un petit coup à boire, une boisson française de préférence… finalement pour s’en dépèguer, on leur laisse une ½ bouteille de coca. Maigre contribution à la corruption des fonctionnaires.

Le lendemain on va visiter la vallée d’Arslanbob, réputée pour ses forêts de noyers et de pruniers. On visite le marché puis on se promène dans la forêt et on repère un coin de camping sympa sur le plateau au-dessus du village. On revient au village et on grimpe là-haut avec la voiture par une piste très raide, puis une piste défoncée jusqu’à un coin à peu près plat. Cécile fait un beau gâteau avec les prunes récoltées dans la journée. Le temps se gâte un peu, il commence à pleuvioter mais on n’est pas trop inquiet car les prévisions météos sont plutôt bonnes et nous sommes à proximité du village. En fait il pleut toute la nuit et au petit matin, la piste d’accès est devenue impraticable. Le sol en argile est hyper glissant, Laurent se prend une belle gamelle en sortant de la voiture, c’est Holiday on Ice. On arrive à faire quelques centaines de mètres en patinant et en avançant en crabe dans les ornières mais on est très vite bloqués par une petite pente devenue trop glissante et la voiture s’arrête à la moitié, les 4 roues tournant dans le vide.

Bon… ça sent le plan galère… on a l’avion pour l’Inde dans 2 jours, on est bloqués sur ce plateau, même si on arrive à rejoindre la piste de descente, ce n’est pas dit qu’elle soit praticable vu la pente et son état, et il nous reste encore 600 km et 2 cols à plus de 3000 m à passer avant de rejoindre Bichkek.

Il ne reste plus qu’à partir à pied demander de l’aide à la ferme voisine. On est chaleureusement accueillis dans la petite maison (chauffée !) d’une famille ouzbèque. On y passe la matinée puis on va faire un tour, encore sous la pluie, pour voir s’il n’y a pas une autre piste pour rejoindre le village. Un autre gars débarque, il veut absolument nous faire bouger la voiture pour la garer dans son jardin. Comme on est tanqués au milieu de la piste principale, on risque de gêner… Difficile de lui faire comprendre que si quelqu’un arrivait par-là, c’est que la piste serait redevenue praticable et qu’on pourrait nous aussi s’en aller. On ne veut surtout pas aggraver la situation en s’embourbant profondément dans le champ à côté de la piste. Il nous ramène donc chez lui pour… boire le thé, bien sûr !

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Finalement au milieu de l’après-midi la pluie s’arrête enfin. Nous retrouvons notre premier gars qui est venu avec son 4×4 et une pelle jusqu’à notre véhicule. Il creuse pour enlever la pellicule superficielle et dessous l’argile est sèche. On remblaie un peu sous nos roues, il nous tracte et on arrive à grimper les 2 ou 3 mètres qui nous manquaient pour arriver sur le plat. On le suit jusqu’à chez lui, sur 1km, toujours en crabe car tout est trempé et rien ne tient.

Bon, une première étape de franchie. Reste le problème de la redescente (et ensuite le franchissement des cols à 3000m mais ça on verra après). Laurent parlemente au téléphone avec le frère de notre ami qui parle un peu anglais, pour trouver des chaînes. Il n’y en a pas, mais, selon lui, ça doit passer… On hésite… si la voiture glisse dans la descente, on est mal ! Finalement on voit une jeep qui descend. On hésite encore car on est 3 fois plus lourds… Au moins, on va changer les roues et mettre à l’arrière les pneus neufs que nous avons en réserve, ça peut faire la différence. Puis, à 6h du soir, c’est-à-dire dans la pénombre, on décide de tenter la descente. Si on ne le fait pas maintenant, c’est sûr on rate l’avion, car la pluie va peut-être reprendre pour une semaine.

Bon, finalement ça passe, on est surpris – en bien – par l’adhérence de la voiture. OUF !!! Du coup on roule une partie de la nuit pour avancer au maximum. Mais c’est très pénible : on n’a pas de bons phares et les obstacles sur la route sont nombreux : piétons, animaux, vélo, véhicules sans phare, etc… On dort sur un parking de routiers (qui font chauffer leurs moteurs à n’importe quelle heure de la nuit), et le lendemain on passe les cols sans difficulté : la route est bien dégagée, visiblement il a fait moins mauvais dans cette région que là où nous étions.

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Nous sommes dans les clous, encore une bonne journée de route et nous retrouvons la maison de Goulira et Essentour. Nous vidangeons le réservoir d’eau, ajoutons un peu de liquide de refroidissement antigel, on met la bâche et on file à l’aéroport. Une bière pour fêter la fin de la galère et on embarque… avec un petit papy enturbanné qui a gardé sa canne (dire qu’on nous emmerde pour un coupe-ongle…). Hop, quelques heures après on débarque à Delhi : 30°C, chapatis, chicken tikka, etc… une autre aventure commence, mais elle n’entre pas dans le cadre de ce blog. On se retrouve au printemps pour la suite de notre trip en 4X4 au Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et le tome 2 de notre série de guide en Asie Centrale. Ciao !

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Pétroglyphes de Tamgaly et frontière Kirghize

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Nous revenons à Almaty pour chercher nos visas indiens et retrouvons Alex et Nico, un couple de français rencontrés en Mongolie, qui voyagent en camping-car, et qui suivent globalement le même itinéraire que nous. Eux aussi ont prévu de laisser leur véhicule pour quelques mois et d’aller passer l’hiver au chaud en Inde. Un fois les précieux sésames obtenus, nous partons le soir même en direction du Kirghizstan où nous avons prévu de garer la voiture pour l’hiver. En route, nous faisons un petit détour pour visiter le site des pétroglyphes de Tamgaly.

Ce site comporte des milliers de gravures rupestres, de style et d’âge différent. Les plus anciennes sont attribuées à l’âge du Bronze, c’est-à-dire autour de 1500 ans av J.C. Elles  représentant des animaux, des personnages et des signes géométriques. Le lieu de prédilection des tagueurs – plus ou moins doués – depuis la nuit des temps !

Nous sommes les seuls visiteurs. Le guide qui garde l’entrée ferme la barrière derrière nous (si d’autres personnes arrivent elles trouveront le site fermé mais ça n’a pas l’air de beaucoup l’inquiéter) et nous emmène visiter les gravures rupestres. Il récite ses explications en Kazakh (ou en Russe), on l’écoute poliment pour ne pas le vexer, mais après avoir fait quelques blagues qui tombent complétement à plat, il comprend vite qu’on n’y comprend rien. Heureusement le site est bien aménagé par l’UNESCO qui a financé des panneaux d’explication en anglais, et notre guide n’a plus qu’à nous montrer la correspondance entre les dessins sur les panneaux et les gravures, ce qui est bien utile car une partie est largement effacée.

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frontiereNous faisons le plein avant de passer la frontière du Kirghizstan. La veille nous avions fait changer une durit du réservoir qui fuyait mais le travail a été bâclé : nous pissons le gasoil encore plus qu’avant. Lorsque nous nous en rendons compte, nous sommes déjà dans la file d’attente de la douane, pas possible de faire demi-tour et de toute façon il faut absolument passer ce soir car c’est le dernier jour de validité de notre visa kazakh. Un peu inquiets de la réaction des douaniers lorsqu’ils verront leur piste inondée de gasoil, nous découpons des bouteilles en plastique pour mettre sous la voiture. Finalement les douaniers ne remarquent rien et la douane se passe très facilement, même si Cécile doit tout gérer toute seule, car les passagers doivent débarquer et suivre un chemin séparé.

Les ennuis commencent de l’autre côté de la frontière, immédiatement après le poste de douane : nous roulons au ralenti car nous cherchons à acheter une assurance pour le Kirghizstan. Nous passons devant les flics et décidons de nous arrêter pour leur demander où se trouve le bureau correspondant. Le chef du poste qui se prélasse sur sa chaise nous fait monter, puis nous montre le lecteur de carte visa et nous demande de payer. On demande à combien est l’assurance. Niet assurance ! Mais alors pourquoi ??? Il sort un code de la route et nous montre un panneau  au hasard, ça tombe sur « défense de s’arrêter ». N’importe quoi ! Bon, c’est en fait surement un pari qu’il a fait avec ses collègues pour voir s’il arrive à gratter quelques sous des touristes, sinon pourquoi brandir une lecteur de carte visa ? cela ne finit sûrement pas dans sa poche, bizarre… Après un petit moment de discutailles, il finit par nous rendre nos papiers en se marrant et nous laisse partir. Ce ne sera pas notre dernière discussion avec les keufs kirghizes qui s’avéreront omniprésents sur les routes du pays.

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Charyn Canyon

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Un des sites les plus touristiques à proximité d’Almaty est Charyn Canyon. Pour les Kazakhs, c’est le petit frère du Grand Canyon du Colorado : la rivière coule au fond de profondes gorges creusées dans des roches colorées.

Nous y arrivons pour le coucher de soleil, au moment où les touristes commencent à partir. C’est dimanche soir, il y a eu beaucoup de visiteurs pendant le week-end. D’en haut, nous voyons de nombreuses voitures au fond du canyon. Laurent était déjà venu il y a une dizaine d’années et connaissait un coin de camping sympa au bord de la rivière. Nous cherchons la piste de descente mais celle-ci est barrée d’un énorme panneau de sens interdit. Bon… comme il y a plein de véhicules qui circulent, on se dit que ça doit être un panneau de principe, pour éviter que des voitures aillent se planter là-bas… Ok, on y va ! La descente est très mauvaise, on se demande si on va réussir à remonter, et surtout comment font les voitures « normales » pour passer par là. Après quelques virages au fond du canyon, la piste passe par une ouverture très étroite sous des rochers effondrés, on n’est pas trop sûr si on passe avec la galerie et son chargement. Pour passer, il faudrait pouvoir manœuvrer tranquillement, impossible ici, on est obligés de reculer pour laisser passer le promène couillons-local – un quad à remorque – puis une voiture de rangers. Ceux-ci ne nous loupent évidemment pas, ils nous arrêtent, veulent nos passeports et nous demandent de payer une « straff », c’est-à-dire une amende, de 5000 tengués. Pourquoi ???? Ben, à cause du sens interdit ! Oui, mais pourquoi nous et pas les autres ? Finalement, après nous avoir demandé 2000 tengués (ce qui doit être en réalité le bakchich demandé pour avoir le privilège de descendre en voiture), ils abandonnent, lassés par notre attitude d’ahuris qui font semblant de ne rien comprendre. Pour eux c’est l’heure de rentrer à la maison, nous on a tout le temps de discuter et on n’est pas décidé à payer quoi que ce soit.

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On remonte donc péniblement par là où on est arrivés pour camper au sommet du canyon, où on se fait secouer toute la nuit par un vent à décorner les boeufs. Étonnamment – et heureusement – la tente résiste à ta tempête. Le lendemain, on descend balader à pied. En fait le coin de camping sympa repéré par Laurent a bien changé : à la place, un « Eco-parc » a été construit, d’où l’interdiction de venir en voiture. « Eco » pour écologie ? non, ce doit être plutôt économie ! Il s’agit d’un aménagement de restaus, yourtes, cabanes à louer pour passer la nuit, et du parking des quads, motos, vélos et chevaux pour balader les touristes… Rien à regretter donc, on n’aurait pas pu faire de camping sauvage. On boit un thé tranquillement, on est les seuls visiteurs : c’est lundi matin, il ne fait pas beau, la saison touristique est terminée, pas un seul « ranger » en vue, évidemment ce n’est plus la peine qu’ils viennent car il n’y a plus de touriste à racketter.

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La forêt engloutie du lac Kaindy

Au Kazakhstan, dans les montagnes du Tian Shan près de la frontière chinoise, se trouve un lac à l’histoire très particulière : le lac Kaindy. Ce lac s’est formé à la suite d’un tremblement de terre il y a un peu plus d’un siècle. Le séisme a provoqué un glissement de terrain qui a barré une rivière. Le lac nouvellement formé a englouti la forêt d’épicéas qui poussait dans la vallée. Aujourd’hui les troncs morts percent la surface du lac tels des mâts de vaisseaux fantôme (ou une série de cure-dents, mais c’est moins poétique). Sous la surface de l’eau transparente, on devine les aiguilles et les branches des arbres parfaitement bien conservées. Ce lac est parait-il le paradis des plongeurs en quête de paysages originaux : ils peuvent se balader au milieu des poissons qui barbotent… dans une forêt ! Enfin, il ne faut pas être frileux, car même en plein été la température de l’eau ne dépasse pas quelques degrés.

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A la demande de collègues géologues qui travaillent sur les séismes dans la région, nous faisons quelques prélèvements dendrochronologiques (comptage et mesure de la largeur des cernes de croissance) dans les troncs d’arbres pour tenter de dater précisément le tremblement de terre responsable de la formation du lac : s’agit-il réellement de celui de 1911 comme l’affirment certains, ou est-il un peu plus ancien comme le pensent d’autres ? On verra ça en rentrant au labo dans quelques mois…

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Almaty

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L’arrivée à Almaty se fait par une route en construction. Ici, ils ne se posent pas trop de questions : quand il s’agit de refaire une route, on casse tout sur 100 km, en laissant aux voitures une vague piste défoncée, limitée à 40 km/h (gardée par des flics armés de radars). Vu que les routes soviétiques partent en sucette et s’effondrent de partout, ils ont bétonné la nouvelle route. Libéralement, c’est-à-dire qu’ils coulent des dalles en béton armé sur toute la largeur de la route.. 100 km par 10m de large (au moins), ça en fait du béton (et de la ferraille). Contrairement aux Mongols, ils mettent effectivement les moyens, et beaucoup d’équipes travaillent sur le chantier. Pourtant, on se demande s’ils auront fini avant 2050, l’échéance qu’a fixée le président-dictateur-à-vie Nazarbayev pour amener son pays dans les 10 pays les plus développés du monde. Bonne chance !

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Le soir tombe avant qu’on arrive à Almaty, on cherche donc un endroit où bivouaquer – et si possible avec la 3G, pendant qu’on y est. Mais ce n’est pas facile de trouver un coin tranquille car la région est de plus en plus développée au fur et à mesure que l’on se rapproche de la plus grande ville du Kazakhstan. Finalement, de nuit, on arrive à Kapchagay, qui est en fait une espèce de Las Vegas pour riches Kazakhs : on traverse des dizaines de casinos éclairés de millions de néons, et autant en construction. Apparemment, les Kazakhs ont de la peine à claquer leur pétro-dollars.

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Hors de question d’entrer à Almaty de nuit, on trouve donc un terrain vague qui surplombe la route, et on monte notre camp à la lumière blafarde des néons des casinos. Surréel.

Le lendemain, nous entrons dans Almaty, et nous nous dirigeons d’abord vers le principal concessionnaire Toyota de la ville (il y en a au moins trois). Un grand bâtiment neuf et à la propreté impeccable, complètement identique à ce que l’on pourrait trouver à Paris ou (j’imagine) à Tokyo. Les 4×4 flambant neufs sont alignés et n’attendent qu’une poignée de dollars pour partir sur les routes d’Almaty. Au moins, ici, on sait pourquoi on achète un 4×4 ! On est très bien reçus par les employés, on a même droit à notre « assistante » qui parle un peu anglais et qui nous fait attendre avec un café. Après 1/2 h, on vient nous chercher et on nous annonce que le diagnostic coûtera 15€ : ok, pourquoi pas, et un mec en costard nous accompagne avec un formulaire dans l’atelier. Heureusement, on arrive à communiquer par geste avec un mécano qui comprend notre problème et agit de suite. Quand au superviseur en costard, on le perd de vue.

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On avait deux problèmes principaux : la barre stabilisatrice qu’il fallait replacer (on avait perdu un boulon) et des durits de carburant à changer. Pour la barre stab, le gars trouve un boulon de la bonne dimension, jusque là c’est pas trop difficile. Mais pour la durit, ils commencent à me demander… le VIN de la voiture pour trouver la référence Toy. J’ai de la peine à leur expliquer qu’il s’agit d’un réservoir supplémentaire non standard et que la durit est un simple tuyau de carburant tout bête. Mais apparemment, cela ne rentre pas dans leur logiciel et ils lèvent les bras en l’air en signe d’impuissance… incroyable. Ils sont à peu près inutiles. Mais en même temps, ils doivent se sentir un peu con de ne pas avoir pu nous aider, du coup ils nous font une facture de… 1€ ! OK, on se quitte sans ressentiment, mais avec un problème toujours non résolu : où trouver de la durit de bonne dimension ?

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Comme prévu, la porte arrière a morflé à cause du porte-roue.

Je me rappelle alors qu’il y a dix ans, j’avais rencontré le club de motards d’Almaty, qui nous avaient aidé en usinant une nouvelle couronne pour Ténéré (dans de l’acier de qualité militaire « trouvé » dans une ancienne usine de torpilles), et qui nous avaient aussi invités à une petite beuverie. Je retrouve péniblement l’endroit, juste à coté du stade de foot. Malgré mon nouveau statut de 4x4iste, je suis bien accueilli et un mec du club me file le chef au téléphone (qui parle un peu anglais). Il nous donne rendez-vous pour le lendemain à midi. Le soir tombe, on est crevé et on a besoin d’une bonne douche, on choisit donc un hôtel de moyenne catégorie, type business, et on s’offre un peu de confort à l’occidentale pour la première fois depuis le départ ou presque. Du coup, on se paie aussi un bon restau chinois dans le quartier.

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Soudure sans gants et sans lunettes, bien entendu. Davaï !

Le lendemain, on retrouve Marat, le chef (?) du club, ponctuel au rendez-vous : il semble qu’il ait pris sur sa pause déjeuner pour venir nous aider. Il nous amène non loin de là à un garage de copains à lui, qui nous prennent immédiatement. Cette fois, les gars n’ont pas deux mains gauches et se mettent au boulot. Après avoir changé un bout de durit, ils vidangent également le circuit de freinage, car on a de sérieux problèmes d’équilibre à ce niveau-là. Ca ne résout pas tout, mais ça va clairement mieux. Quand au circuit de diesel, on s’apercevra qu’il fuit toujours, car ils n’ont changé qu’un bout de durit autour d’un T, mais les autres sont tout aussi pourris (c’est à Bishkek qu’on résoudra définitivement le problème). On en profite également pour réparer tant bien que mal la porte arrière, le porte-roue a fini par fissurer le métal. C’était malheureusement prévisible, mais on n’avait pas trop le choix si on voulait emporter 2 roues de secours. Vu qu’on n’a utilisé ni l’une ni l’autre, et que l’année prochaine sera plus facile (moins exposé), on en emportera qu’une. Mais comme l’autre roue de secours met à mal la galerie, on a quand même un problème à résoudre…

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Petit déj dans une yourte pour touristes.

Ceci fait, comme on aimerait éviter une nouvelle nuit à 50€, on se dirige vers la montagne toute proche de la ville d’Almaty. La route monte régulièrement jusqu’à un péage, où on doit s’acquitter d’un droit d’entrée dans un parc national. On continue à grimper, mais on ne trouve pas trop de coin sympa ou se poser et il commence à faire nuit. Finalement, on opte pour un grand parking dans une épingle, faute de mieux. L’endroit pourrait être plus agréable, mais le trafic est faible et on est tranquille… jusqu’à ce que deux bagnoles se garent à coté de nous. On a l’impression que c’est l’endroit où les gamins viennent boire des bières avec la voiture de papa. Finalement ils se barrent et on passe une bonne nuit.

Le lendemain, on est à peine réveillés que débarque une Audi flambant neuve (pas encore de plaques) d’où sortent 3 pétasses complètement déchirées qui semblent sortir de boîte. Elles gloussent stupidement et font des selfies avant de repartir… la jeunesse dorée kazakh !

Les meilleures baursaks qu'on ait mangés jusqu'à présent (beignets de pâte)
Les meilleures baursaks qu’on ait mangés jusqu’à présent (beignets de pâte)

Notre dernière mission est de décrocher un visa pour l’Inde, notre destination d’hivernage (on a trouvé des billets directs et pas chers entre Bishkek et Delhi). On se renseigne auprès de l’ambassade de Bishkek, et il se trouve que les procédures sont bien plus simples ici alors. On décide donc de déposer notre demande immédiatement, car il faut 5 jours (6 en comptant un jour férié indien) et notre visa kazakh est valable encore 7 jours. Cela nous laisse le temps de visiter deux sites pas trop loins d’Almaty : le lac Kaindy et le canyon de Charyn.

Routes impeccables mais constamment congestionnées.
Routes impeccables mais constamment congestionnées.
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Kazakhstan

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Le passage de la frontière entre la Russie et le Kazakhstan se fait étonnamment facilement, c’est probablement un des passages les plus rapides du voyage (en dehors de l’UE) : 10 minutes de chaque coté. Il faut dire que les deux pays partagent une union douanière, donc il n’y a pas de papiers à faire pour la voiture. Et comme on a droit à 15 jours sans visa, on reçoit un tampon comme tout le monde et en voiture Simone ! Le plus long est d’acheter une assurance à la frontière. Visiblement on doit faire partie des premiers clients, le gars bataille avec son logiciel, se trompe sur la conversion des euros en Tengués … ça dure des plombes mais, son bureau est bien chauffé, et on finit par y arriver.  On a bien fait de prendre cette assurance car à l’entrée de la ville suivante, on se fait arrêter par la flicaille qui contrôle tous nos papiers et nous demande pourquoi on n’a pas de plaque d’immatriculation… on l’a perdue depuis bien longtemps en Mongolie, certainement en traversant une rivière à gué, mais vu l’absence de la maréchaussée mongole, on l’avait presque oublié.

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Cilou après une visite au poste de police… (je déconne, c’est juste les chiottes du bistrot).

Cette fois, ils sont un peu casse-pieds, on doit les suivre au poste. Comme ils ne parlent pas anglais, ils nous passent une interprète par téléphone (un appareil complètement foutu qu’il faut tenir à l’envers). Elle nous demande pourquoi on n’a pas de plaque, pourquoi elle est tombée, pourquoi on ne l’a pas ramassée, ça dure un bon moment… On tente de lui faire croire qu’en France ce n’est pas obligatoire d’avoir une plaque à l’avant… Hum… De toute façon, ici pas question de circuler sans cette plaque. Bon, alors comment on fait ? On peut en faire une autre quelque part ? Ben non,  il faut aller au poste de police de la ville suivante, faire une déclaration de perte pour avoir une autorisation de circuler sans plaque avant… oui bien sûr, c’est promis, on y va… On file donc sans demander notre reste, et le lendemain on se fabrique une belle plaque d’immatriculation avec un bout de carton récupéré à la poubelle, nickel, ça fera l’affaire pour le reste du voyage, on espère.

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Comme on le découvrira plus tard, les keufs sont très présents (surtout aux abords des grandes villes) et n’hésitent pas à dégainer le radar d’une main et le carnet à souche d’une autre (ou sans souche d’ailleurs, ils ne rechignent pas à de petits arrangements à l’amiable en cas de dépassement de vitesse ou si on n’a pas allumé ses phares). En Russie par contre, on s’était fait arrêter, mais c’était juste pour nous faire nettoyer la plaque arrière, pas l’ombre d’une tentative de nous tirer des roubles).

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Les premières impressions sur le Kazakhstan sont assez banales : cela ressemble exactement à la Russie. Même maisons en rondins avec le tour des fenêtres sculptés en bleu, les panneaux sont en russe, au moins la moitié des habitants ont le type Européen. Comme on le découvrira plus tard, le Kazakhstan est coupé en deux, avec une partie nord très russe, et plus on descend au sud et plus on rencontre d’habitants au type kazakh et plus on voit de mosquées. Le climat sub-sibérien au nord se réchauffe considérablement au sud en approchant d’Almaty. C’est pas plus mal, d’ailleurs, parce qu’on on en a un peu marre de vivre dedans avec le chauffage. Quant à la nourriture, on passe du borch russe au plov ouzbèque. Et, il reste une valeur sûre : la shashlik (brochette). Il suffit de repérer la colonne de fumée au bord de la route qui annonce le barbeque et de commander : boeuf, poulet ou agneau (tendre et appétissant, contrairement au mouton mongol), même des champignons.

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En haut : borch (russe), en bas : mantis (kazakh)

Changement de pays égale changement de monnaie et de carte SIM. Pour le premier, on galère un peu avec les distributeurs automatiques. On en essaie une demi-douzaine avec la visa et la master, aucun ne marche. On se rabat donc sur un bureau de change. La bonne nouvelle c’est que le Tenge (la monnaie locale) a été dévalué de 30% depuis août dernier, donc la vie est devenue moins chère (c’était parmi les pays les moins bon marchés de l’Asie centrale). On mange donc facilement pour 3-4€, et le diesel est à 0,30€ / litre, ce qui ne fait pas de mal au portemonnaie.

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En croisant une station de remplissage de LPG, on repense à notre problème de bonbonne de gaz. Ce n’est pas un problème urgent, vu qu’on a encore de quoi cuisiner tranquillement pendant le reste du voyage, mais il faut trouver une solution pour la deuxième partie de notre périple, l’année prochaine. On a fait le choix (risqué) de partir avec deux petites bouteilles de 5kg, plutôt qu’une bouteille standard de 13kg, afin de pouvoir la caser sous la banquette. Le problème, c’est que ce genre de petite bouteille utilisent un détendeur très spécial, et qui ne se trouve qu’en France. Elles n’ont pas de raccord par pas de vis, mais le détendeur se clipse sur l’ouverture et fait office de robinet. Anticipant le problème, j’avais emporté un adaptateur vers un pas de vis standard, qui permet de brancher (par exemple) un chalumeau de plombier.

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On avait déjà tenté le coup en Mongolie, à Oulan-Bator, mais ils nous avaient jeté, ils ne voulaient toucher qu’à leur bouteilles. Puis à Olgii, mais ils attendaient du gaz pour dans trois jours. Ici, à Ust-Kamenogorsk, on tombe sur un gars super-sympa qui se pose pas trop de questions, il va fouiller dans ses raccords tous rouillés et en sort un qui s’adapte parfaitement. La pompe calcule le poids du gaz injecté, donc on garde un oeil dessus. Malheureusement, le compteur ne bouge pas : en fait, ce genre de raccord comporte une valve anti-retour… donc impossible d’injecter du gaz dans la bouteille. On a donc un souci à régler d’ici le printemps prochain : soit bidouiller l’adaptateur pour faire sauter la sécurité, soit modifier notre agencement intérieur pour pouvoir installer une bouteille de 13kg locale, ou ce qui y ressemble : elles sont deux fois plus hautes, ce qui veut dire que cela empièterait sur notre couchage.

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Le temps semble commencer à se lever, et plutôt que de faire directement la route jusqu’à Almaty, on décide de faire un détour par le lac Zaysan, d’où coule l’Irtych. L’Irtych (Ертiс en kazakh) est un des fleuves majeurs de l’Asie du Nord, et ici un barrage a créé un lac. Vu sa largeur, le lac ne se traverse qu’en ferry. Le capitaine, un Russe sympa, nous invite dans la cabine de pilotage. Il est content de discuter (enfin discuter est un bien grand mot car il ne parle pas anglais et nous ne parlons pas ni le Russe ni le Kazakh…) avec des touristes, il ne doit pas y en avoir beaucoup par ici. C’est une région proche de la frontière chinoise, il est vraisemblable que les étrangers aient besoin d’un permis, bref, on sait pas trop mais on se doute qu’on ne doit pas tout à fait être dans les règles. Mais bon, personne ne nous demande rien, on ne saura jamais ce qu’impliquent les panneaux « warning : border zone »…

 

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Le lendemain, après un joli (mais froid) bivouac au bord du lac, on arrive sur le site de Kin-Kirish que l’on avait repéré sur google earth : de très belles roches allant du blanc au violet en passant par le jaune et le rouge. C’est très beau mais pas très étendu, et finalement on regrette un peu ce long détour, d’autant plus que la proximité de la frontière nous oblige à faire demi-tour avant de de faire alpaguer par les gabelous.

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Pour rejoindre la route principale il nous faut plus de temps que prévu car les routes sont complètement pourries. En fait, il y a deux types de routes au Kazakhstan : les toutes pourries et celles qui sont encore en construction. Et dire que certains font 3000 km sur ces routes pour traverser tout le pays d’ouest en est ! Comme en Mongolie, on prend des pistes parallèles la où la route goudronnée est devenue quasiment impraticable. Les paysages sont assez monotones, la moitié des constructions sont en ruine… bref, c’est pas là qu’on viendra passer nos vacances !

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On se console en mangeant des champignons achetés au bord de la route : c’est la saison, visiblement il doit y en avoir beaucoup car cela ne coûte presque rien (3€ le seau). Plutôt que de faire la cuisine, on opte pour un bocal déjà préparé. Ils sont assez bons mais ce sont des espèces qu’on ne connait pas. Au fait, ce n’est pas par-là que les Russes ont fait tous leurs essais nucléaires il y a quelques années… ?

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