By Cécile

Merci d’avance pour vos retours

bonjour à tous,

Si vous avez aimé le livre, ou pas, si vous avez des questions, des remarques, des suggestions, des critiques…. merci d’avance d’utiliser notre page Facebook pour nous en faire part. Cela nous aidera grandement pour la préparation de notre prochain guide sur les montagnes du Pamir et du Kirghizstan.

A très bientot!

Cécile et Laurent

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La souscription est finie, objectif atteint et largement dépassé, MERCI!!!!

La souscription est terminée, nous avons dépassé de loin  les objectifs prévus, un grand merci à vous tous, merci de votre confiance!

Nous sommes sur la route, le bouquin est chez l’imprimeur, RDV à l’automne pour faire les colis et vous envoyer le guide “Mongolie”, la carte de Mongolie, et les autres contributions que vous avez choisies.

D’ici là, vous pouvez commander le guide, les traces GPS des itinéraires et la carte de la Mongolie sur www.overlandaventure.com

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L’aventure continue en Asie Centrale, notre nouveau blog est ici !

A très bientôt

Cécile et Laurent

Top départ !

C’est reparti ! Départ aujourd’hui pour le Kirghizstan!

On va retrouver la yourte à roulettes, lui faire une petit toilettage, puis en route pour visiter le pays, passer au Tadjikistan et rentrer par la route de la Soie.

Nous vous donnons RDV sur notre nouveau blog : http://www.overlandaventure.com/2016/blog/

Et pour les petits clins d’œils, c’est toujours sur notre page facebook

A très bientôt, vos messages nous ferons plaisir

Cécile et Laurent

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un joli logo

logo goa-02Voici notre nouveau logo créé par Jean-Olivier Miramont.

Guides Overland Aventure, cela donne GOA, la plage sur laquelle nous avons rédigé le livre sur la Mongolie. Jolie coïncidence!

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Une nouvelle carte de Mongolie

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La campagne de financement participatif continue de bien marcher, merci à tous de votre confiance et de votre soutien. Prochain objectif : 300 % d’ici le 8 juillet ! 😉

Nous vous avons promis un petit cadeau. Nous avons de plaisir de vous annoncer qu’en plus du guide “Mongolie – les plus beaux itinéraires en 4×4, moto et camping-car”, les contributeurs recevront une grande carte de Mongolie au format 80*40 cm. Nous venons de la terminer, les noms des villages ont été vérifiés, les pistes correspondent aux itinéraires décrits dans notre guide. Vous pouvez la visualiser sur notre site www.overlandaventure.com dans l’onglet “les livres”.

En dehors de la carte “Zurag Zuy” de 2015 au 1/2 500 000 que l’on trouve à UB, les cartes de Mongolie sont toutes plus ou moins fantaisistes et sur certaines (y compris google earth) les noms ne correspondent pas aux noms utilisés par les habitants. Pour éviter ce problème, nous avons pris le soin de vérifier les noms des villages auprès des locaux sur les itinéraires que nous décrivons.

A très bientot

Cécile et Laurent

Commandez le livre!!!

Ça y est, le livre est terminé, il ne reste plus qu’à l’imprimer!

couverture 0406Nous ouvrons une souscription pour nous aider à supporter les frais d’impression. Cette souscription prend fin le vendredi 8 juillet. L’impression et la livraison demandent 3 mois. Le livre sera disponible au mois d’octobre 2016.

POUR COMMANDER LE LIVRE A PRIX RÉDUIT CLIQUEZ ICI : https://fr.ulule.com/itineraires-mongolie/

Ceux qui partent dès cet été en Mongolie et qui ont besoin d’un exemplaire en urgence sont invités à nous contacter pour que nous puissions leur fournir une version électronique en attendant la version papier.

Si vous avez aimé notre précédent livre l’Aventure à Moto, vous adorerez celui-ci.

Contribuez pour le soutenir et partagez-le partout autour de vous : sur les réseaux sociaux, par mail, par courrier, par nuage de fumée, en hurlant dans la rue. FAITES DU BRUIT !!!!!!

On a un mois pour réunir la somme. On compte sur vous!!!

Visualisez un extrait en ligne ici : https://indd.adobe.com/view/5bfcc4f2-0df0-4419-b927-ba57506b0548

 

Caractéristiques du livre:

Format 15,2 * 22,8 cm

370 pages en couleur

35 cartes, 500 points GPS, 400 photos

Prix : 35 € (+ frais de port)

Table des matières :

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Merci pour vos conseils!

Merci à tous d’avoir pris le temps de regarder nos propositions, de réfléchir avec nous et de nous soumettre vos conseils et vos idées sur ce blog et notre page Facebook.

L’idéal aurait été d’avoir la voiture en mouvement ET des yourtes à l’arrière plan mais on a beau chercher dans nos milliers de photos… on n’a pas ça! On y pensera pour le prochain voyage et la couverture du prochain guide Kirghizstan – Tadjikistan.

Alors voici le résultat de nos cogitations communes :

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Un extrait très bientôt… à suivre!

Le bouquin est presque fini, aidez-nous à choisir la couverture!

Oyé oyé, les amis, on a besoin de vos avis, vos conseils et suggestions!
Le guide de voyage est presque fini ! Evidemment l’accouchement est toujours plus long que prévu. On relit, on corrige, on complète, on ajoute quelques croquis, légendes, références, points GPS… bref, on voit le bout!
C’est donc le moment de penser à la COUVERTURE… aidez-nous à la concevoir, nous on a la tête dans le guidon Voici quelques essais, il sont numérotés de 1 à 8.

Votez pour la présentation que vous préférez. Et n’hésitez pas à nous suggérer des modifs et nous donner des conseils. Merci!!!!

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On parle de nous !

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TLC Mag, n°12, décembre-janvier 2016

La revue TLC parle de nous ce mois-ci!

Pendant ce temps nous sommes collés à l’ordi, le bouquin avance bien et nous sommes en train de réfléchir à la façon de l’éditer. Encore un peu de patience et nous vous en montrerons un extrait!

Rédaction en cours sous les tropiques

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Cela fait plusieurs semaines que nous n’avons plus alimenté ce blog, voici donc quelques nouvelles ! Après avoir laissé la voiture pour l’hiver au Kirghizstan, nous avons migré vers le Sud et le soleil et sommes arrivés en Inde. Grosse chaleur, odeurs d’épices, couleurs bariolées, vaches sacrées et fourmilière humaine… un grand choc après les vastes plaines de Mongolie et les dernières semaines de froid en Asie centrale. Après un peu de tourisme à Delhi et une semaine passée chakras grands ouverts au bord du Gange à Rishikesh, nous nous sommes installés au bord de la mer à Goa sur la plage de Palolem, dans un décors de carte postale : cocotiers, bananiers, sable blanc, eau à 30°C…

Pas mal comme cadre de travail pour écrire notre guide sur la Mongolie. Car oui, nous respectons notre contrat, 35h au moins de boulot hebdomadaire, entrecoupées de baignades et de grillades de poisson. C’est quand même mieux que les embouteillages sur l’autoroute pour aller au boulot et le mauvais sandwich de la pause déjeuner !

 

Nous travaillons découvrons (ou plutôt re-découvrons) la cuisine indienne et le choix infini de plats délicieux : biryani, chicken tikka, malaï kofta, thali, momos et surtout les chapatis tout chauds directement sortis du tandoori. Nous découvrons la fête des lumières, Divali, l’équivalent des fêtes de Noël en Europe. Les Indiens décorent les maisons de bougies, lancent des pétards, des lanternes et des feux d’artifice sur la plage. Pas sûr qu’on puisse faire la même chose en ce moment en France !

lancer de lanterne en mer
lancer de lanterne en mer
Cablage électrique indien
Cablage électrique indien
un peu courte cette bache pour le 4x4
un peu courte cette bache pour le 4×4
un peu raté le design
un peu raté le design
home sweet home...
home sweet home…
Après le 4X4, après le tuk-tuk, le scooter... on est tombé en bas de l'échelle!
Après le 4X4, après le tuk-tuk, le scooter… on est tombé en bas de l’échelle!

Et le week-end, balades en barque dans la mangrove et visite des autres plages, certaines sont désertes d’ailleurs.

Bon, le retour en France ne va pas être facile…

A très bientôt !

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Derniers jours avant l’hivernage

Nous nous arrêtons à Bichkek chez Goulira et Essentour, un couple qui tient une agence de tourisme et que j’ai connu l’an dernier lors d’une mission scientifique de carottage des lacs kirg hizes. C’est dans leur jardin que nous allons laisser la voiture pour l’hiver. Pour la protéger, nous allons au bazar faire confectionner une bâche. Nous discutons longuement sur la qualité du tissu et surtout les dimensions. Avant même que l’on ait conclu l’affaire, la marchande de tissu a déjà découpé les coupons. Elle nous propose un joli tissu rayé pour faire les côté, en promo ; c’est un motif assez moche et elle doit se réjouir d’avoir enfin trouvé un moyen de s’en débarrasser. Pour l’usage qu’on doit en faire, nous on s’en fiche complètement. Elle donne les bouts de tissu à sa copine couturière qui se met immédiatement au travail. On se demande quel va être le résultat et si elle assemble bien les bons côtés entre eux. Il est tard, le bazar ferme autour de nous, on décide de revenir le lendemain en espérant qu’elle prenne son temps pour travailler correctement.

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Le lendemain on trouve notre bâche prête, bien empaquetée. On a quand même acheté un mètre pour vérifier les mesures. On déplie la bâche dans le sous-sol du bazar, … comme attendu, les dimensions ne sont pas les bonnes, elle est trop petite. Après quelques parlementations, nous rendons la bâche pour qu’elle l’agrandisse et allons manger des chachliks (brochettes). Nous la récupérons 2h après, pliée en vrac cette fois (ça marronne un peu), et allons directement l’essayer sur la voiture garée dehors. Les gars autour sont inquiets en nous voyant faire et se demandent combien de temps on compte laisser la voiture ici ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’un essayage. Finalement, elle est presque trop grande (hem) !

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Il nous reste 4 jours à tuer avant notre départ pour Delhi. Comme les prévisions météo sur Bichkek sont mauvaises, nous décidons de descendre au sud vers la plaine de la Fergana à la frontière ouzbèque où le temps semble meilleur. La route pour y aller passe par 2 cols à plus de 3000 mètres, enneigés, mais la route est bien dégagée.

Nous nous faisons encore arrêter par les flics qui nous refont le coup de la carte Visa. Ils ont posé un radar mais comme ils ne peuvent pas nous reprocher un excès de vitesse imaginaire, ils essayent de nous aligner parce que nos phares (enfin, notre phare…) n’étaient pas allumés, puis parce que notre plaque d’immatriculation est faite maison. Pour les phares, OK on est en tort mais on a fait comme la moitié des kirghizes qui roulent sans. Pour la plaque, rien ne concerne les voitures françaises dans le code de la route kirghize. Ils nous font comprendre que si on ne veut pas payer avec la Visa, on peut s’arranger autrement (ah-ah). On résiste, ils nous demandent un petit coup à boire, une boisson française de préférence… finalement pour s’en dépèguer, on leur laisse une ½ bouteille de coca. Maigre contribution à la corruption des fonctionnaires.

Le lendemain on va visiter la vallée d’Arslanbob, réputée pour ses forêts de noyers et de pruniers. On visite le marché puis on se promène dans la forêt et on repère un coin de camping sympa sur le plateau au-dessus du village. On revient au village et on grimpe là-haut avec la voiture par une piste très raide, puis une piste défoncée jusqu’à un coin à peu près plat. Cécile fait un beau gâteau avec les prunes récoltées dans la journée. Le temps se gâte un peu, il commence à pleuvioter mais on n’est pas trop inquiet car les prévisions météos sont plutôt bonnes et nous sommes à proximité du village. En fait il pleut toute la nuit et au petit matin, la piste d’accès est devenue impraticable. Le sol en argile est hyper glissant, Laurent se prend une belle gamelle en sortant de la voiture, c’est Holiday on Ice. On arrive à faire quelques centaines de mètres en patinant et en avançant en crabe dans les ornières mais on est très vite bloqués par une petite pente devenue trop glissante et la voiture s’arrête à la moitié, les 4 roues tournant dans le vide.

Bon… ça sent le plan galère… on a l’avion pour l’Inde dans 2 jours, on est bloqués sur ce plateau, même si on arrive à rejoindre la piste de descente, ce n’est pas dit qu’elle soit praticable vu la pente et son état, et il nous reste encore 600 km et 2 cols à plus de 3000 m à passer avant de rejoindre Bichkek.

Il ne reste plus qu’à partir à pied demander de l’aide à la ferme voisine. On est chaleureusement accueillis dans la petite maison (chauffée !) d’une famille ouzbèque. On y passe la matinée puis on va faire un tour, encore sous la pluie, pour voir s’il n’y a pas une autre piste pour rejoindre le village. Un autre gars débarque, il veut absolument nous faire bouger la voiture pour la garer dans son jardin. Comme on est tanqués au milieu de la piste principale, on risque de gêner… Difficile de lui faire comprendre que si quelqu’un arrivait par-là, c’est que la piste serait redevenue praticable et qu’on pourrait nous aussi s’en aller. On ne veut surtout pas aggraver la situation en s’embourbant profondément dans le champ à côté de la piste. Il nous ramène donc chez lui pour… boire le thé, bien sûr !

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Finalement au milieu de l’après-midi la pluie s’arrête enfin. Nous retrouvons notre premier gars qui est venu avec son 4×4 et une pelle jusqu’à notre véhicule. Il creuse pour enlever la pellicule superficielle et dessous l’argile est sèche. On remblaie un peu sous nos roues, il nous tracte et on arrive à grimper les 2 ou 3 mètres qui nous manquaient pour arriver sur le plat. On le suit jusqu’à chez lui, sur 1km, toujours en crabe car tout est trempé et rien ne tient.

Bon, une première étape de franchie. Reste le problème de la redescente (et ensuite le franchissement des cols à 3000m mais ça on verra après). Laurent parlemente au téléphone avec le frère de notre ami qui parle un peu anglais, pour trouver des chaînes. Il n’y en a pas, mais, selon lui, ça doit passer… On hésite… si la voiture glisse dans la descente, on est mal ! Finalement on voit une jeep qui descend. On hésite encore car on est 3 fois plus lourds… Au moins, on va changer les roues et mettre à l’arrière les pneus neufs que nous avons en réserve, ça peut faire la différence. Puis, à 6h du soir, c’est-à-dire dans la pénombre, on décide de tenter la descente. Si on ne le fait pas maintenant, c’est sûr on rate l’avion, car la pluie va peut-être reprendre pour une semaine.

Bon, finalement ça passe, on est surpris – en bien – par l’adhérence de la voiture. OUF !!! Du coup on roule une partie de la nuit pour avancer au maximum. Mais c’est très pénible : on n’a pas de bons phares et les obstacles sur la route sont nombreux : piétons, animaux, vélo, véhicules sans phare, etc… On dort sur un parking de routiers (qui font chauffer leurs moteurs à n’importe quelle heure de la nuit), et le lendemain on passe les cols sans difficulté : la route est bien dégagée, visiblement il a fait moins mauvais dans cette région que là où nous étions.

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Nous sommes dans les clous, encore une bonne journée de route et nous retrouvons la maison de Goulira et Essentour. Nous vidangeons le réservoir d’eau, ajoutons un peu de liquide de refroidissement antigel, on met la bâche et on file à l’aéroport. Une bière pour fêter la fin de la galère et on embarque… avec un petit papy enturbanné qui a gardé sa canne (dire qu’on nous emmerde pour un coupe-ongle…). Hop, quelques heures après on débarque à Delhi : 30°C, chapatis, chicken tikka, etc… une autre aventure commence, mais elle n’entre pas dans le cadre de ce blog. On se retrouve au printemps pour la suite de notre trip en 4X4 au Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et le tome 2 de notre série de guide en Asie Centrale. Ciao !

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Pétroglyphes de Tamgaly et frontière Kirghize

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Nous revenons à Almaty pour chercher nos visas indiens et retrouvons Alex et Nico, un couple de français rencontrés en Mongolie, qui voyagent en camping-car, et qui suivent globalement le même itinéraire que nous. Eux aussi ont prévu de laisser leur véhicule pour quelques mois et d’aller passer l’hiver au chaud en Inde. Un fois les précieux sésames obtenus, nous partons le soir même en direction du Kirghizstan où nous avons prévu de garer la voiture pour l’hiver. En route, nous faisons un petit détour pour visiter le site des pétroglyphes de Tamgaly.

Ce site comporte des milliers de gravures rupestres, de style et d’âge différent. Les plus anciennes sont attribuées à l’âge du Bronze, c’est-à-dire autour de 1500 ans av J.C. Elles  représentant des animaux, des personnages et des signes géométriques. Le lieu de prédilection des tagueurs – plus ou moins doués – depuis la nuit des temps !

Nous sommes les seuls visiteurs. Le guide qui garde l’entrée ferme la barrière derrière nous (si d’autres personnes arrivent elles trouveront le site fermé mais ça n’a pas l’air de beaucoup l’inquiéter) et nous emmène visiter les gravures rupestres. Il récite ses explications en Kazakh (ou en Russe), on l’écoute poliment pour ne pas le vexer, mais après avoir fait quelques blagues qui tombent complétement à plat, il comprend vite qu’on n’y comprend rien. Heureusement le site est bien aménagé par l’UNESCO qui a financé des panneaux d’explication en anglais, et notre guide n’a plus qu’à nous montrer la correspondance entre les dessins sur les panneaux et les gravures, ce qui est bien utile car une partie est largement effacée.

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frontiereNous faisons le plein avant de passer la frontière du Kirghizstan. La veille nous avions fait changer une durit du réservoir qui fuyait mais le travail a été bâclé : nous pissons le gasoil encore plus qu’avant. Lorsque nous nous en rendons compte, nous sommes déjà dans la file d’attente de la douane, pas possible de faire demi-tour et de toute façon il faut absolument passer ce soir car c’est le dernier jour de validité de notre visa kazakh. Un peu inquiets de la réaction des douaniers lorsqu’ils verront leur piste inondée de gasoil, nous découpons des bouteilles en plastique pour mettre sous la voiture. Finalement les douaniers ne remarquent rien et la douane se passe très facilement, même si Cécile doit tout gérer toute seule, car les passagers doivent débarquer et suivre un chemin séparé.

Les ennuis commencent de l’autre côté de la frontière, immédiatement après le poste de douane : nous roulons au ralenti car nous cherchons à acheter une assurance pour le Kirghizstan. Nous passons devant les flics et décidons de nous arrêter pour leur demander où se trouve le bureau correspondant. Le chef du poste qui se prélasse sur sa chaise nous fait monter, puis nous montre le lecteur de carte visa et nous demande de payer. On demande à combien est l’assurance. Niet assurance ! Mais alors pourquoi ??? Il sort un code de la route et nous montre un panneau  au hasard, ça tombe sur « défense de s’arrêter ». N’importe quoi ! Bon, c’est en fait surement un pari qu’il a fait avec ses collègues pour voir s’il arrive à gratter quelques sous des touristes, sinon pourquoi brandir une lecteur de carte visa ? cela ne finit sûrement pas dans sa poche, bizarre… Après un petit moment de discutailles, il finit par nous rendre nos papiers en se marrant et nous laisse partir. Ce ne sera pas notre dernière discussion avec les keufs kirghizes qui s’avéreront omniprésents sur les routes du pays.

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Charyn Canyon

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Un des sites les plus touristiques à proximité d’Almaty est Charyn Canyon. Pour les Kazakhs, c’est le petit frère du Grand Canyon du Colorado : la rivière coule au fond de profondes gorges creusées dans des roches colorées.

Nous y arrivons pour le coucher de soleil, au moment où les touristes commencent à partir. C’est dimanche soir, il y a eu beaucoup de visiteurs pendant le week-end. D’en haut, nous voyons de nombreuses voitures au fond du canyon. Laurent était déjà venu il y a une dizaine d’années et connaissait un coin de camping sympa au bord de la rivière. Nous cherchons la piste de descente mais celle-ci est barrée d’un énorme panneau de sens interdit. Bon… comme il y a plein de véhicules qui circulent, on se dit que ça doit être un panneau de principe, pour éviter que des voitures aillent se planter là-bas… Ok, on y va ! La descente est très mauvaise, on se demande si on va réussir à remonter, et surtout comment font les voitures « normales » pour passer par là. Après quelques virages au fond du canyon, la piste passe par une ouverture très étroite sous des rochers effondrés, on n’est pas trop sûr si on passe avec la galerie et son chargement. Pour passer, il faudrait pouvoir manœuvrer tranquillement, impossible ici, on est obligés de reculer pour laisser passer le promène couillons-local – un quad à remorque – puis une voiture de rangers. Ceux-ci ne nous loupent évidemment pas, ils nous arrêtent, veulent nos passeports et nous demandent de payer une « straff », c’est-à-dire une amende, de 5000 tengués. Pourquoi ???? Ben, à cause du sens interdit ! Oui, mais pourquoi nous et pas les autres ? Finalement, après nous avoir demandé 2000 tengués (ce qui doit être en réalité le bakchich demandé pour avoir le privilège de descendre en voiture), ils abandonnent, lassés par notre attitude d’ahuris qui font semblant de ne rien comprendre. Pour eux c’est l’heure de rentrer à la maison, nous on a tout le temps de discuter et on n’est pas décidé à payer quoi que ce soit.

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On remonte donc péniblement par là où on est arrivés pour camper au sommet du canyon, où on se fait secouer toute la nuit par un vent à décorner les boeufs. Étonnamment – et heureusement – la tente résiste à ta tempête. Le lendemain, on descend balader à pied. En fait le coin de camping sympa repéré par Laurent a bien changé : à la place, un « Eco-parc » a été construit, d’où l’interdiction de venir en voiture. « Eco » pour écologie ? non, ce doit être plutôt économie ! Il s’agit d’un aménagement de restaus, yourtes, cabanes à louer pour passer la nuit, et du parking des quads, motos, vélos et chevaux pour balader les touristes… Rien à regretter donc, on n’aurait pas pu faire de camping sauvage. On boit un thé tranquillement, on est les seuls visiteurs : c’est lundi matin, il ne fait pas beau, la saison touristique est terminée, pas un seul « ranger » en vue, évidemment ce n’est plus la peine qu’ils viennent car il n’y a plus de touriste à racketter.

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La forêt engloutie du lac Kaindy

Au Kazakhstan, dans les montagnes du Tian Shan près de la frontière chinoise, se trouve un lac à l’histoire très particulière : le lac Kaindy. Ce lac s’est formé à la suite d’un tremblement de terre il y a un peu plus d’un siècle. Le séisme a provoqué un glissement de terrain qui a barré une rivière. Le lac nouvellement formé a englouti la forêt d’épicéas qui poussait dans la vallée. Aujourd’hui les troncs morts percent la surface du lac tels des mâts de vaisseaux fantôme (ou une série de cure-dents, mais c’est moins poétique). Sous la surface de l’eau transparente, on devine les aiguilles et les branches des arbres parfaitement bien conservées. Ce lac est parait-il le paradis des plongeurs en quête de paysages originaux : ils peuvent se balader au milieu des poissons qui barbotent… dans une forêt ! Enfin, il ne faut pas être frileux, car même en plein été la température de l’eau ne dépasse pas quelques degrés.

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A la demande de collègues géologues qui travaillent sur les séismes dans la région, nous faisons quelques prélèvements dendrochronologiques (comptage et mesure de la largeur des cernes de croissance) dans les troncs d’arbres pour tenter de dater précisément le tremblement de terre responsable de la formation du lac : s’agit-il réellement de celui de 1911 comme l’affirment certains, ou est-il un peu plus ancien comme le pensent d’autres ? On verra ça en rentrant au labo dans quelques mois…

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Derniers jours en Mongolie

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La fin de notre séjour en Mongolie s’approche. Le froid arrive, c’est le moment de partir vers le Kirghizstan où nous allons déposer la voiture pour l’hiver. Les derniers bivouacs dans la montagne sont froids mais très beaux.

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Le 19/09, c’est l’anniversaire de Laurent. Pour fêter ça nous nous arrêtons à midi dans le seul « resto » que nous trouvons, dans un bled paumé de l’Altaï. La cantine, qui fait aussi épicerie, vient de recevoir une livraison de viande fraiche. Mais le « tsuivaan » (plat de nouilles au mouton) que nous commandons est un des plus mauvais que nous ayons jamais mangé en Mongolie ; ils ont dû vouloir finir les restes de vieille viande avant d’attaquer le nouveau stock, dommage… Du coup, le lendemain pour nous rattraper, nous essayons de trouver un petit hôtel sympa à Khovd, la prochaine « grande » ville. Le choix est assez réduit : un hôtel complètement pourri tenu par un Mongol (très sympa au demeurant) ayant vécu au Maroc et parlant français avec l’accent marocain ; un hôtel plus classieux, tenu par des Russes antipathiques, situé dans la partie de la ville où l’électricité est coupée jusqu’à nouvel ordre… (ce soir peut-être… ???). Un autre hôtel sans électricité non plus, et donc sans douche chaude, dans lequel se prépare un mariage (on aurait pu peut-être s’inviter à faire la fête, mais dormir tranquillement, pas sûr…). Finalement on atterrit dans un établissement du plus pur style soviétique, assez délabré, mais avec de l’électricité, de l’eau chaude et même de la Wifi ! Par la fenêtre, la vue sur le dépeçage d’un mouton est originale. On ouvre la boite de foie gras précieusement conservée pour l’occasion depuis le début du voyage, un pastis (eh oui, il en reste quelques gouttes), très classe finalement cet anniversaire !

Le lendemain, sur la route principale, avant Olgii, on nous fait signe de nous arrêter. En général, ce sont des autostoppeurs. C’est bien le cas cette fois-ci encore ; mais là, ce sont les parents qui font du stop pour trouver une voiture qui emmènera leurs gamins à la ville. On suppose qu’ils y seront logés chez un membre de la famille et qu’ils iront à l’école. On embarque donc deux gamins de 6 ou 7 ans, avec pour consigne de les laisser à la station de taxi d’Olgii. Confiance totale, on n’est pas du tout dans le même état d’esprit que chez nous ! Les gamins sont sympas, super sages. Un des deux est malade, il faut dire qu’à l’arrière, ça secoue ! Il finira le voyage à l’avant sur mes genoux, heureusement sans vomir !

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Cette fois, la Mongolie c’est fini… Il a neigé, il fait super froid, c’est le moment de partir. On repasse la frontière pour la 4è fois, sans encombre, et on arrive en Russie à Kosh Agatch. Il est tard et il fait froid, on décide de prendre une chambre à l’hôtel – après avoir vérifié que le chauffage fonctionne.

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Il y a une cuisine à disposition, on profite du four pour faire un vrai gâteau que l’on partage avec un groupe de touristes Russes. Eux, fournissent le vin chaud et la bière…

On a été bien inspirés de ne pas bivouaquer, car la nuit a été froide : -6 degrés le matin… On n’avait pas anticipé de telles températures et l’eau a gelé dans notre système de distribution d’eau. Heureusement, les pompes ne semblent pas avoir souffert et on n’a pas de fuite.

Par contre c’est le liquide de refroidissement du moteur qui fuit depuis le jour précédent. Heureusement ce n’est qu’un collier desserré. On en profite pour faire une vidange, car il nous reste au moins 2000 km de route jusqu’à Bishkek et pour faire ressouder la galerie qui a encore lâché. Avec la fuite à l’échappement (pas grave sauf pour nos oreilles) et les silent-blocs de barre stabilisatrice, c’est toute une série de petits problèmes qui sont apparus dernièrement, heureusement nous en avons fini avec les pistes cassantes – ou bientôt.

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Ulaan Yabar vu du ciel