From September 2015

DSC04568

Canyons, mine d’or et tomates

DSC04568

Nous continuons le lendemain vers les canyons de Kermen Tsav. Alors que nous avions toujours croisé quelques yourtes et des troupeaux même dans les coins les plus perdus, cette fois la région que nous traversons est complètement inhabitée. On est loin de tout, et les paysages sont encore plus désertiques qu’ailleurs. Les rares plantes et buissons qui poussent ne sont pas comestibles pour les troupeaux. Il y a quelques sources, mais elles ne sont pas utilisées car il n’y a pas de pâturages autour. Nous nous arrêtons à une oasis en pensant y trouver des nomades, mais elle n’est pas habitée. Les locaux viennent y récolter des roseaux mais repartent en camion.

Nous rejoignons les canyons de Kermen Tsav, certainement un des plus beaux endroits que nous ayons visité en Mongolie. Nous sommes toujours dans les mêmes roches colorées, celles qui contiennent des fossiles de dinosaures. Ici, elles sont creusées de profonds canyons. On s’installe au fond de l’un d’entre eux, sous de beaux arbres, là encore l’eau n’est pas loin. Mais aucune trace de troupeau, personne ne vient ici… Ou presque : en arrivant, nous rencontrons un géologue et son conducteur, venus à moto, pour étudier la ressource en eau du massif (enfin, c’est ce qu’on a compris). Superbe balade à pied dans les dunes et les canyons qui se terminent en étroitures.

C’est vraiment un endroit magnifique, le temps est avec nous, la soirée est chaude, sans vent, et le ciel étoilé est splendide.

DSC04584
DSC04567
DSC04558
DSC04553
DSC04540
DSC04349
DSC04407
DSC04452
DSC04500
DSC04521
DSC04529
IMG_9681
IMG_9622
IMG_9567
IMG_9565
IMG_9518
IMG_9508
IMG_9497
IMG_9716
DSC04603

Notre prochain objectif est l’oasis d’Ekin Gol plus au sud. Celle-ci, plus importante que les autres, est habitée depuis les années 70 et un projet de re-végétalisation du désert. Depuis 20 ans le projet est abandonné par des familles sont restées habiter là-bas. L’oasis est réputée pour son « impressionnante production de fruits et de légumes » dixit les auteurs d’un guide de voyage, qui n’y sont probablement jamais allés.

Le problème est qu’il n’existe pas de route entre les canyons de Kermen Tsav et l’oasis, vu que personne ne vient par ici. Nous n’avons pas de trace sur le GPS, juste les coordonnées de l’oasis, il faut donc trouver notre chemin au cap. Bon, au début, pas de problème, on suit quelques traces de véhicules, mais elles se perdent bien vite dans le lit d’une rivière. Finalement on se retrouve dans un terrain où on n’avance plus : le sol marneux est gonflé en surface par du gypse et on a l’impression de rouler dans du sable mou et on manque de s’enliser à plusieurs reprises. Il faut sans cesse traverser des petits ravins, c’est sûr que le passage n’était pas là… pffff… Là, on se dit qu’il ne faut pas tomber en panne, rien casser sur la voiture et ne pas s’enliser trop profondément… déjà que sur les pistes principales, il doit passer au mieux un véhicule par semaine ou par mois, là, paumés au milieu de rien… ça peut vite être la galère. Et l’oasis est encore à 60km… un peu long à pied dans le désert !

Finalement, on se dit qu’il va falloir faire ½ tour et se retaper ce terrain infâme une seconde fois pour faire tout le tour de la montagne et chercher un autre passage. A ce moment-là, on voit au loin une « arche »… improbable au milieu du désert ! En s’approchant, on comprend qu’il s’agit en fait d’une énorme pelle mécanique en train de creuser pour chercher … de l’or. On est sauvé, s’il y a une mine, c’est qu’on va trouver une bonne piste ! Du coup, on fait une halte chez les mineurs, on est très bien accueillis par la cuisinière qui nous offre du thé et ne nous laisse pas repartir sans une belle provision de beignets.

DSC04664

Nous rejoignons effectivement l’oasis par une belle piste. En arrivant nous sommes assez déçus par les paysages : il reste quelques habitations en ruines, les autres assez pouilleuses, quelques pauvres arbres, quelques chèvres et quand même, un petit jardin de tomates… On cherche les montagnes de légumes, sans succès. Mais en revanche, nous sommes chaleureusement accueillis, tout d’abord par une famille qui nous offre une tomate, et ensuite par le ranger du parc. Celui-ci est chargé de nourrir les ours du Gobi, dont il ne reste que quelques individus. Ils ont installé une mangeoire au milieu de nulle part, mais avec quoi la remplit-il ? on n’a pas réussi à savoir (du miel, des croquettes, hum…) Il possède un petit bureau avec des panneaux d’information (en Mongol mais il y a des photos) et une exposition de crottes d’animaux sauvages (ours, chameau, etc).

Il nous amène aussi avec sa moto à la source pour faire le plein d’eau, puis il appelle une voisine qui part récolter quelques tomates et revient avec un seau plein et une balance électronique. Nous repartons avec 2 kg de tomates et un melon, des denrées inespérées en Mongolie et encore plus dans le désert.

DSC04678

IMG_9418

Arches et fossiles de la région de Gurvantes

 

Lorsque nous quittons Gurvantes, le vent s’est levé, chasse les nuages et nous profitons d’un beau ciel. Nous piqueniquons près d’une arche naturelle formée dans de très belles roches granitiques rose-orangée.

 

IMG_9448

Nous descendons ensuite dans la dépression de Nemegd. Les paysages, dans des roches de couleurs rouge, orange, blanches et noires, sont fabuleux. Comme à Bayanzag, de nombreux fossiles de dinosaures ont été découverts dans ces niveaux. Cette fois, ça y est, on trouve enfin des fossiles ! Ce sont des petits os, certainement pas des dinosaures, mais des plus petites bestioles. Pas de pillage, c’est avant tout le plaisir de la découverte, on se contente du plaisir de chercher, de trouver, et de prendre des photos. Un peu plus loin, on tombera sur des ossements plus gros, qui ont en partie été dégagés par des coups de marteau de géologue, cette fois, ce doit être de la plus grosse bébête !

DSC04118

Nous découvrons un camp de yourtes près d’une source. L’endroit est désert, le gardien nous fait visiter gentiment mais visiblement il ne doit pas y avoir souvent de touristes, il n’est même pas au courant des prix. Nous bivouaquons un peu plus loin dans la vallée, dans un endroit magnifique au pied des parois rouges et blanches à fossiles de dinosaures.

DSC04158
DSC04219
DSC04227
DSC04280

 

 

canyon dans le Gobi

Balade dans les plis des montagnes du désert de Gobi

DCIM100MEDIADJI_0151.JPG

Avant de partir, on avait repéré sur Google Earth un massif formé par un plissement des couches géologiques, très beau vu du satellite, et nous avions envie de voir ce que cela donnait vu de près et de tenter des prises de vue avec le drone. Dans ces régions, les mouvements de compression tectonique qui ont formé les montagnes sont anciens et les plissements résultants ont été très fortement érodés. Du coup, il ne reste plus que les plis en forme de creux (qui s’appellent des synclinaux) –ce sont eux qui forment les montagnes, alors que les bosses (anticlinaux) ont complètement disparu.

Le synclinal du massif de Xyreï Xana est très beau car il est formé de couches de couleurs contrastés et de résistance très différentes : les roches dures forment de grandes parois sombres presque verticales, et les roches plus tendres des creux dans lesquels nous pouvons circuler et où sont installées quelques yourtes. On avait repéré la gorge principale qui traverse le massif du sud vers le nord : on découvre en effet un canyon magnifique, avec un peu d’eau, une grande richesse dans le désert. L’entrée de la gorge est très étroite, seuls passent les nomades avec leurs petites motos chinoises. Nous l’explorons donc à pied jusqu’à rencontrer une yourte où nous sommes invités à boire le thé. On entre ici dans la succursale de Darty : 2 TV, 3 téléphones portables, un appareil photo numérique… il ne manque que le frigo et les plaques vitrocéramiques. Ici en plus du poêle à bois/bouses classique il y a un fourneau en terre sur lequel on fait cuire le lait pour préparer le fromage qui sèchera ensuite dehors au soleil (et qu’on nous offre généreusement). Sur le poêle, une drôle d’installation : un espèce de cylindre fermé hermétiquement avec de l’eau dessus ; dedans au fond du lait, et au-dessus, une casserole remplie d’un liquide transparent. Késako ??? Ben c’est le distillateur bien sûr ! Pour faire de l’alcool avec le lait des chèvres. Ce n’est pas la première fois qu’on y goute (pas très fort, un peu aigre) mais nous n’avions pas encore vue le mode de fabrication en live.

Nous repartons avec la voiture pour contourner le massif, entrer par une autre gorge plus à l’est, et faire quelques images vues du ciel. Nous campons dans le lit de la rivière, heureusement à sec mais il ne doit pas falloir trainer par ici en temps de crue. Le lendemain, après avoir repéré la sortie de la gorge, nous décidons d’explorer la montagne pour trouver un circuit à travers les plissements, en suivant les couches géologiques. Nous rencontrons encore des nomades, qui sont en pleine séance de réparation électronique car une chèvre a cassé la prise de l’antenne satellite. Misère ! C’est super important la télé ici, chaque yourte en est équipée. Surtout ici, il n’y a que des hommes seuls qui doivent un peu s’ennuyer (c’est la rentrée scolaire et nous supposons que les femmes et les enfants sont retournés au village), il ne faut pas qu’ils ratent la énienne rediffusion des combats de lutte du Nadaam. En fait, si toutes les yourtes ont des TV, nous les avons rarement vues allumées. Sauf une fois où nous avons regardé « les dieux sont tombés sur la tête » traduit en mongol, un moment assez surréaliste…

Nous prenons le temps de boire le thé ensemble avant de repartir sans avoir pu malheureusement les aider à réparer. Après quelques tours et détours dans un magnifique paysage lunaire, nous trouvons enfin la sortie du labyrinthe et rejoignons la plaine plus au nord.

près de Noyon (désert de Gobi)
près de Noyon (désert de Gobi)
DSC03991
DSC03867
DSC03974
IMG_9381
DSC03859

Nous rencontrons une ancienne exploitation de sel abandonnée et longeons le lit de la rivière en partie ensablé où se trouvent une série de puits, la nappe phréatique n’est pas loin. On vérifie, ça marche, mais il faut pousser fort !

DSC04019

DSC04016

Après avoir croisé une exploitation minière et – encore une fois – une route en construction par les chinois, nous rejoignons la petite ville de Gurvantes. L’entrée de ville est soignée (un goudron tout neuf) mais les panneaux de circulation ne sont pas encore au point… Le temps s’est couvert, le lendemain, ce sera notre première journée de pluie dans le désert. Ça n’arrive pas souvent, mais ici il pleut pendant l’été. On se réfugie dans un bistrot, pour manger et profiter du 220V pour faire du tri dans les photos. Des chinois intéressés les regardent avec nous et nous invitent à manger des nouilles aux petits légumes et du melon, cooool !!! Ça a du bon d’être près de la frontière.

DSC05493

Cimetières mongols

DSC05493

Un cadavre dans la steppe! Non, ce n’est pas un touriste tombé en panne d’essence…

Traditionnellement, les nomades mongols ont pour coutume de déposer les morts à même le sol sans les enterrer, de façon à ce que le corps disparaisse rapidement, dévoré par les chiens et les animaux sauvages et les restes dispersés par les intempéries. Une coutume qui ne manque pas de choquer les occidentaux ! Mais voyager c’est aussi s’enrichir, découvrir et comprendre des cultures et des modes de pensées différents.

Contrairement à l’idée que nous pourrions nous faire, déposer le corps du défunt dans la steppe et le livrer aux charognards ne traduit ni une atteinte à la dignité de la personne, un abandon dédaigneux ni la volonté d’oublier la personne décédée. Dans les sociétés nomades traditionnelles, de culture chamanique, le but est à l’inverse de permettre la libération de l’âme pour permettre sa renaissance dans l’un des descendants du défunt. Au plus vite le corps disparait, déchiqueté par les charognards et les animaux errants, au plus vite l’âme est libérée. Sinon, c’est mauvais signe, l’âme revient hanter le monde des vivants, perturber leur vie et peut même attirer des malheurs, des maladies ou des nouveaux décès. Ainsi, les Mongols n’attachent pas d’importance au corps du défunt, à l’inverse des occidentaux qui peuvent même être réticents à donner leurs organes ou leur corps à la médecine.

Le lieu du dépôt du corps est soigneusement choisi par la famille du défunt et un spécialiste religieux, mais sera oublié une fois la cérémonie terminée. Ce lieu est marqué par une pierre plate, appelée « pierre marque » sur lesquelles sont placées des offrandes. Le corps du défunt est déposé à même le sol, sa tête pouvant reposer sur une galette de thé en guise d’oreiller. Le cortège funéraire, après avoir abandonné le corps, doit partir sans se retourner, par un itinéraire différent de celui pris à l’aller pour éviter que l’âme du défunt ne le suive. La famille ne reviendra pas sur ce lieu où l’âme du mort rode encore, et souvent en oublie l’endroit exact.

Cela ne signifie pas que l’on oublie la mémoire du mort, bien au contraire. Le lieu de mémoire est la yourte des descendants dans laquelle un portrait ou une photographie du défunt est exposée et honorée très régulièrement. Au cours du temps, ce portrait finit par désigner l’ensemble des ancêtres.

Cette pratique d’abandon des corps qui prévalait jusque dans les années 1950 a choqué les voyageurs venus d’autres horizons culturels, en particulier lorsqu’ils visitaient la capitale où la population est concentrée. Le naturaliste Nicolas Prjévalski (celui qui donnera son nom aux chevaux sauvages) se rend en Mongolie à la fin du 19è siècle, est atterré : à Urga (Ulaan Bator) « les cadavres ne sont point enterrés à une profondeur convenable, mais simplement jetés sur le sol, exposés à la voracité des chiens et des oiseaux de proie. Je n’oublierai jamais l’impression affreuse qu’a produite sur moi la vue d’un pareil charnier : le sol est jonché d’ossements, au milieu desquels errent comme des ombres de misérables chiens qui se nourrissent exclusivement de chair humaine. Un cadavre n’est pas plus tôt jeté sur le sol que les vautours, les corbeaux et les chiens se précipitent dessus ; une heure après, c’est à peine s’il en reste quelques os ». F.A. Larson, un missionnaire suédois décrit dans les années 1930 « un usage macabre qui a fait des alentours de la ville d’Urga un lieu effroyable. Urga est le seul endroit de Mongolie où une multitude de Mongols vivent à proximité les uns des autres. Mais aucun campement n’est à l’abri de la possibilité qu’un de ses chiens revienne en traînant une jambe ou un bras humain. Trente-cinq ans en Mongolie n’ont pu m’habituer à ceci. Je tremble d’horreur chaque fois que cela arrive ». Et pour notre part, il faut bien avouer que nous avons été drôlement surpris de trouver un squelette tout raide au bord d’une piste ! C’était un lieu isolé au milieu du désert, le corps était tout sec, pas de problème de puanteur… Par contre il n’était pas encore démantibulé, malheureusement pour son âme…

DSC05494

En 1955, le gouvernement communiste mongol a interdit cette pratique funéraire considérée comme « archaïque » « immonde » et jugée inacceptable dans une société où l’urbanisation progressait, au niveau de la capitale du moins. Plusieurs décrets ont imposé l’inhumation des défunts dans des cimetières à proximité des villes. Cette volonté de changer les rites funéraires ne répondait pas seulement à un problème d’hygiène, mais surtout les tombes, signes de modernité, sont censées permettre le développement « juste » de la mémoire des morts. En effet, le gouvernement communiste de l’époque rappelle que précédemment (dans la Mongolie d’avant la révolution), la pratique de l’abandon des corps était réservée aux hommes du commun alors que les nobles et dirigeants religieux étaient enterrés, embaumés ou incinérés dans des tombes qui pouvaient être monumentales et qui devaient être vénérées par le peuple. Réformer les pratiques funéraires visait donc aussi à rétablir une égalité de traitement et à lutter contre l’oppression du peuple par les classes aisées. Il faut rappeler qu’avant la révolution communiste, un Mongol sur trois est un chef religieux (bouddhiste), un parasite vivant aux crochets du reste de la population (on y reviendra dans un autre post).

Ainsi, les cimetières sont apparus à proximité des villes et villages depuis la fin des années 50. Mais le projet du gouvernement (qui ignorait ou n’avait pas tenu compte des pratiques traditionnelles) de faire des cimetières propres et fleuris n’a pas franchement abouti : les cimetières ressemblent à des terrains vagues abandonnés où les tombes disposées en désordre ne sont jamais visitées. Elles n’ont en effet pas la vocation de perpétuer la mémoire du défunt puisque le lieu de souvenir se situe toujours dans la yourte, c’est le portrait du défunt.

Dans les steppes, depuis la fin du communisme dans les années 90, les Mongols renouent avec les traditions bouddhistes qui remontent au 16è siècle et des pratiques chamanistes millénaires. Ils adoptent des cérémonies mixtes au cours desquelles les morts sont enterrés dans des cercueils avec leurs objets préférés comme les empereurs gengiskhanides qu’ils considèrent comme étant leurs ancêtres directs ; et la pratique de l’abandon des corps persiste, et tend même à s’accroître. En ville, la pratique de la crémation, qui favorise le départ de l’âme, se développe.

DSC01370
Une tombe en bord de route : proablement celle d’un routier

Au total, les Mongols composent différents rituels créatifs pour leurs morts en fonction des obligations imposées, des traditions et de leur désir de modernité. Si certaines de ces pratiques, en particulier l’abandon des corps, peuvent nous paraitre répugnantes, ils entretiennent vraisemblablement mieux le souvenir de leurs défunts (en les plaçant au milieu de la yourte) que nous pouvons le faire en achetant un pot de chrysanthèmes par an.

IMG_9347

Les dunes de Kongoryn Els

IMG_9347

Nous continuons vers les dunes de Kongoryn Els, un des sites les plus connus de Mongolie. Les dunes sont réputer « chanter » avec le vent. Nous arrivons par une jolie piste qui longe une crête et offre un beau panorama. Nous passons le secteur des camps de gers à touristes où on trouve tous les types de logements, du plus luxueux avec douche chaude et restos de qualité aux plus crasseux.

Nous traversons à gué la rivière qui longe les dunes pour enfin les atteindre et pouvoir s’y balader. Une série de puits sont installés le long du lit de la rivière : même si on est en plein désert l’eau n’est jamais loin. Mais nous n’en avons pas besoin, on a prévu des réserves d’eau en quantité. Il fait chaud (enfin), il n’y a pas de vent (enfin ! et tant pis si les dunes ne chantent pas…) et on peut s’offrir des douches chaudes au milieu des dunes, encore plus luxueux que dans les camps de yourte !

IMG_9373
IMG_9318
IMG_9301
DSC03836
DSC03820
DSC03774
DSC03696
DSC03736
DSC03684
DSC03671
DSC03662
DSC03669
IMG_9283

Falaises de feu (Bayanzag)

IMG_9224

Après les canyons, nous continuons vers les Flaming Cliffs, un très beau site où des dizaines de squelettes et d’œufs de dinosaures ont été trouvés dès les années 20. Le désert de Gobi est une région connue pour abriter les gisements de fossiles de « dragons » les plus riches au monde. A l’inverse de certains pays comme le Maroc, ici les vendeurs de souvenirs ne proposent pas de fossiles. En revanche, ils vendent des pointes de flèches soit disant perdues par les armées de Gengis Khan. Est-il venu ici particulièrement… ? Pas sûr, mais comme les touristes sont là, autant en profiter, tout est bon à vendre. On trouve aussi des roses des sables, des chameaux en feutre et des cailloux sans intérêt particulier. Bon, quand on dit que c’est touristique, attention, tout est relatif… jugez vous-même sur la photo ci-dessous, il n’y a quand même pas la foule.

IMG_9226

Nous bivouaquons au pied des falaises. Depuis UB, nous avons emporté des tranches de bœuf et du charbon de bois et nous nous offrons des grillades au clair de lune ; sauf que c’est plutôt de la vieille vache que du bœuf, on a dû mal lire l’étiquette, mais ça ne fait rien, c’est un régal quand même.

IMG_9268

IMG_9261

En baladant j’espère trouver quelques fragments de coquilles d’œufs de dinosaure, mais malheureusement je ne trouve rien ici. Alors qu’il y a presque 100 ans, un géologue américain (Roy Chapman Andrews) a rapporté des caisses entières de squelettes et d’œufs de dinosaures, ce qui a rendu célèbre les gisements du désert de Gobi. Pour se faire connaître, de retour aux US, il a vendu aux enchères un œuf de dinosaure pour 20000 dollars. Les Mongols ayant eu vent de l’affaire, lui demandèrent en retour la même somme multipliée par les dizaines d’œufs et fossiles exportés aux Etats Unis. Finalement, les américains ont négocié et payé un prix global. Moralité, parfois, il faut savoir fermer sa gueule…

IMG_9291
IMG_9285
IMG_9224
IMG_9234
IMG_9273
IMG_9283
DSC03635
DSC03620
DSC03470

Sauvetage de chèvres dans le canyon de Dugni Am

DSC03470

Nous quittons UB pour le Gobi et décidons de commencer par visiter les incontournables sites touristiques avant d’aller nous perdre hors des sentiers battus. La route goudronnée relie maintenant UB à Dalanzagdad. Alors qu’il y a peu de temps encore il fallait plusieurs jours de piste pour atteindre le Gobi depuis la capitale, nous y sommes aujourd’hui en quelques heures.

Le premier site que nous visitons se trouve au sud-est de Dalanzagdad. Ce sont de très belles gorges, des oasis de fraicheur au milieu du désert, où il reste de la glace en été. Bon, nous on est à la fin de l’été, tout a fondu, merci le réchauffement climatique. Les canyons sont quand même très beaux, mais très touristiques aussi et faire la queue pour pouvoir enjamber les cascades ne nous enchante pas vraiment. La piste passe par la gorge de Dugni Am, un canyon très étroit où la voiture passe mais tout juste.

DSC03474

DSC03535

DSC03522

DSC03481

Dans cette gorge, nous rencontrons des nomades qui tentent vainement de récupérer trois de leurs chèvres qui sont allées se coincer dans la paroi et qui n’arrivent plus à redescendre. Chez nous, on aurait déjà appelé les pompiers. Ici, on sort les perches et les lassos pour essayer de les attraper par les cornes ou par les pattes. Mais elles ne se laissent pas faire et se cachent dans les fissures de la paroi. Au bout d’une heure et de nombreux essais ratés, les bergers finissent par en capturer une : on est persuadés que, tirée vers le bas par le lasso, elle va s’écraser au sol et finir en chachlik (brochette) mais non, elle arrive à s’agripper et à descendre le long de la falaise. Les bergers espéraient que les deux autres biquettes allaient suivre, mais pas du tout, elles restent cachées dans leur fissure. Finalement ils arrivent à capturer la deuxième mais la troisième, la plus peureuse ne veut pas la suivre. La deuxième est donc rejetée dans la falaise en espérant qu’elle la remonte en entrainant la dernière pour rejoindre le troupeau qui entre-temps a fait le tour. Ça marche ! Cette affaire a bien pris 3 heures au total, mais ici, le temps n’a pas la même importance que chez nous.

 

IMG_9162
IMG_9181
IMG_9183
IMG_9185
IMG_9186
IMG_9188
IMG_9190

Pont sur la rivière Ider

DSC03424

Ulan-Bator

DSC03424

L’arrivée à Oulan-bator est un peu un choc, après presque deux mois dans la nature et à l’écart de la modernité. Au fur et mesure que l’on se rapproche de la capitale, le trafic s’intensifie et la route pourrie passe à 2×2 voies. Bientôt on entre dans la banlieue industrielle, on passe des fabriques de béton et des vendeurs de tracto-pelles, et surtout des stations-service toute neuves à la douzaine. Puis, soudainement, la circulation s’arrête, bloquée par un embouteillage monstre à cause d’une intersection en travaux. C’est la jungle, les voitures dépassent par la gauche, par la droite, sur le bas-côté et, bien sûr, personne pour régler la circulation. On croise quelques fourgons tout neufs marqués « traffic police » mais semble-t-il inutilisés.

DSC03358

Une voiture passe par le bas-côté pour doubler tout le monde par la droite. Elle essaie de nous passer devant, mais Cécile, en bonne Marseillaise, ne se laisse pas faire et colle la voiture précédente. Le gars s’en fout et avance encore. Finalement, il est coincé à 5mm de notre pare-choc avant, s’il avance il ruine son aile. Et bien que fait le Mongol ? il avance et ruine sa carrosserie sur notre pare-choc. Mais il n’a pas reculé, l’honneur est sauf ! On comprend mieux comment Genghis Khan à conquis les trois quarts de l’Asie.

DSC03374

Notre première objectif est de trouver le service de l’immigration afin de faire prolonger notre visa. On a déjà fait un aller-retour en Russie depuis Olgii pour obtenir de nouveau 30 jours gratuits, mais cette fois-ci on décide de payer pour une prolongation (1,5 € par jour supplémentaire). Ca nous laisse le temps de visiter le Gobi et revenir tranquillement vers l’ouest avant les premiers frimas. Le bureau est étonnamment bien organisé, on prend un numéro, on remplit un formulaire, on va payer à la banque et 1h après on a notre extension.

DSC03364

Deuxième tâche, acheter un visa kazakhs pour Laurent, vu que les Français ont droit à 15 jours sans visa. L’ambassade est fermée pour la pause déjeuner alors on patiente dans un café genre Starbucks et on fait un tour chez Ikea acheter une éponge (enfin, un tout petit Ikea, 30m2, ça repose!). Ca nous fait bizarre de se retrouver dans un environnement à l’occidentale. De retour à l’ambassade, la préposée me sort un document officiel qui décrète que depuis ce printemps les Suisses sont également inclus dans la liste des pays qui n’ont pas besoin de visa. J’aurais pu vérifier avant de partir, mais c’est une bonne nouvelle de toute façon.

DSC03401

Ensuite on contourne la ville pour aller voir à l’Oasis Guesthouse, le ghettos des overlanders à Oulan-Bator. En arrivant, mauvaise surprise : le jardin est tout petit et déjà encombré de plusieurs véhicules, dont deux camions équipés camping-car : un vieux camion tout pourri avec une famille de 5 Hollandais baba-cool et deux chiens et un tout moderne et hyper-équipé d’un couple de Suisses à la retraite. Il y a en plus deux land-rovers qui bougent pas, un van allemand pourri, etc.. et un land-rover tout neuf (et qui n’aime pas le diesel local) d’un couple de Français.

On va quand même se poser là où les Hollandais avaient monté leur étendage à lessive. A part ça, l’endroit est propre et plutôt bien organisé, quoique un peu cher – env. 7.5€ la nuit. On peut faire de la lessive et les douches sont chaudes et propres !

DSC03442

A part ça il y a aussi quelques motards – dont un Français qui s’est ruiné la jambe en tombant et qui essaie de se remettre avant de repartir vers Vladivostok en éclusant le stock de bières de la maison. Mais les motards ne se mêlent pas trop aux 4×4, c’est des espèces différentes – un peu comme les yaks ne se mêlent pas aux chameaux dans les troupeaux mongols. On voit aussi débarquer le couple en side-car Ural qu’on avait croisé à Tsetserleg ; ils ont l’air crevés, ils ont du en chier avec leur monstre sur les routes dégueulasses de Mongolie.. pas vraiment adapté. Ils se mêlent bien sûr aux motards, mais il faut bien dire que c’est quand même une race à part : quand la boîte a une marche arrière et s’il faut un cric pour changer une roue, c’est pas tout-à-fait la même philosophie que la moto.

DSC03395

On ne compte pas trop s’attarder ici. Le plus important étant de faire un peu de maintenance sur la voiture : un coup de soudure sur la galerie (c’est devenu la routine), changer des durits d’essence qui fuient mais surtout, vérifier le pont avant qui est un peu bruyant en 4×4. On commence par chercher un car cash pour éliminer les tonnes de boue accumulées sur les pistes qui empêchent de voir ce qui se passe sous la voiture. Pas évident, on en croise un ou deux de fermés, un qui avait une porte trop basse pour faire entrer la voiture – et qui refuse de travailler dehors. Finalement on en trouve un qui a une porte 5mm plus haute qui notre tente de toit.. et on repart avec une carrosserie shampouinée et brillante.

DSC03378

On se renseigne également pour trouver un mécano compétent. Il se trouve que à coté du guesthouse un Japonais a ouvert un atelier. Il a l’air correct et en plus il parle 2-3 mots d’anglais. Il a un peu de taf encore, mais on prend rendez-vous pour “plus tard”. En attendent, on démonte la moitié des banquettes et des parois pour sortir le tableau électrique et réparer les pannes électriques intermittentes qu’on a depuis quelques jours. En fait ce sont les interrupteurs qui sont corrodés et qui ne se ferment plus… apparemment, le matériel de marine ne supporte pas la poussière et les vibrations. Impossible de trouver du matériel de ce genre ici, donc j’arrose de dégrippant, je remonte et Insh Allah.

DSC03407

Bien sûr on sort aussi de notre ghetto, on prend le bus pour aller faire un peu de tourisme en ville. La réception de la guesthouse nous donne des numéros de bus foireux pour se rendre en ville (à peu prés tous les renseignements qu’ils nous ont donnés étaient foireux). On en prend un au jugé et il nous amène tout près de la place centrale. On se fait prendre en photo par des Japs devant le monument à Genghis, comme toute le monde. Je me souviens d’avoir passé presque une semaine ici il y a dix ans quand j’étais venu à moto. Mes souvenirs sont un peu flous, mais clairement la ville a complètement changé depuis. Ca ressemblait alors à une petite ville de province, alors que maintenant c’est plus proche d’une capitale asiatique : des buildings en verre, des 4×4 de luxe en pagaille, des pizzerias et des bars à espresso.. et un magasin Vuitton pour Cilou !

DSC03412

2 jours plus tard, donc, j’amène la voiture dans l’atelier du Japonais (ça passe tout juste en hauteur avec deux gars sur le pare-choc avant) et on commence par démonter les moyeux libres : de l’eau s’est introduite dedans, ça commençait à rouiller et les joints sont tous moisis. Le mécano part à la recherche de joints dans Oulan-Bator, ça lui prend quelques heures à cause la circulation mais aussi parce que les modèles de HZJ importés ici ont des moyeux automatiques. Finalement il revient avec la moitié des pièces – on remontera les autres à la pâte à joint. Plus inquiétant, de l’eau a pénétré derrière les joints du pont, donc on décide de le vidanger, heureusement il a de la bonne huile pour ça. Il travaille très proprement, à la Japonaise, en surveillant son ouvrier-apprenti Mongol. Par contre, c’est un quiche au poste à souder et il fait des cordons vraiment dégueulasses sur la patte de la galerie qu’il fallait renforcer (mais force est de constater que ça a l’air de tenir deux semaines plus tard).

 

 

DSC03441
DSC03439
DSC03444

 

Pendant ce temps, Cécile apprend à la fille hollandaise à faire un gâteau à la cocotte (voir son post à ce sujet). Coïncidence, c’est à ce moment qu’on tombe en panne de la première bouteille de gaz. Quelle synchro ! on change pour la deuxième bouteille qu’on transporte sur le toit. La bonne nouvelle, c’est qu’on a utilisé la moitié de notre gaz pour les deux tiers du voyage, donc on est à l’aise pour la suite. La mauvaise, c’est qu’après avoir cherché pendant toute une après-midi, on a échoué à la faire remplir sur place. Les Mongols n’aiment pas trop notre petite bouteille de 4kg avec un embout spécial pour détendeur particulier, même quand je leur montre l’adaptateur. On essayera ailleurs, peut-être dans une plus petite ville on trouvera un gazier qui voudra bien connecter notre bouteille et la remplir. Ou alors en Russie, ou au Kirghizstan.

DSC03452

Donc c’est après quatre nuits dans ce parking qu’on peut enfin repartir plein Sud, en direction du Gobi. On décide de faire l’impasse sur l’Est du pays, qui demanderait pas mal de temps, alors que l’été arrive à sa fin. On enquille donc une bonne route goudronnée qui nous mène aux portes du désert, 650 km plus loin.

bouze

Cuisine mongole

bouze
Les “bouzes” mongoles

En voyage, la bouffe, c’est super important !

Ici en Mongolie, on peut oublier les bons conseils et les bonnes résolutions : « manger au moins 5 fruits et légumes frais par jour », c’est mission impossible, même avec de la bonne volonté ! En dehors des capitales régionales, dans les villages on ne trouve que des petits magasins qui vendent des patates et des oignons et au mieux du chou mais c’est rare. Et des tomates, exceptionnel ! A midi, on s’arrête souvent manger dans des petites cantines (les « guanz » ou les « chaïni gazar ») et souvent on n’a pas le choix, un seul plat est disponible, en général à base de mouton. Je précise, du mouton adulte, pas de l’agneau. Et coriace en plus… On se demande où sont passés les bons morceaux…

DSC00585
“Guanz”, cantine mongole
DSC02159
“Tchaïniy Gazar”, littéralement “salon de thé”

Le symbole de la cuisine mongole pourrait être les “bouzes”. Ce sont des raviolis fourrés à la viande hachée de mouton et cuits à la vapeur, fabriqués à l’avance ou à la commande lorsqu’on arrive dans le guoanz  au milieu de l’après midi.

Le plus souvent, on mange donc des « bouzes », sinon on trouve des « rouchours » (beignets à la viande hachée de mouton, frits dans une huile pas toujours très neuve…dur dur à digérer), du « tsuivaan » (nouilles sautées avec des morceaux de mouton, et quelques milli-grammes de carottes râpées) ou de la soupe (sheule) avec parfois des mini-bouzes à l’intérieur. On a appris à décoder la carte (et oui, la gourmandise m’a poussée à la mémorisation des caractères cyrilliques). On achète quelquefois du pain pour le petit dèj, mais on ne trouve qu’un espèce de pain de mie industriel pas terrible, d’où la reconversion de la Laurent en Maître Boulange (détails dans le post suivant)).

Lorsqu’on arrive dans des villes plus importantes, on a en général plus de choix, même si le tout n’est pas toujours très équilibré : une omelette au jambon sur un ragout de mouton avec du riz et de la purée, ça cale mais suis pas sure que ça rentre dans le régime weight watcher. Mais y’a de la salade (si, si, … zoomer sur la photo ci-dessous à gauche); mais c’est plus élaboré !

DSC01383

DSC03339

Dans les yourtes, on nous offre généreusement du thé, du fromage, des beignets et des bonbons. Du coup, lorsqu’on arrive en ville, on se jette sur les fruits et légumes (enfin, presque tout le monde) !

IMG_20150827_152710912

Et les glaces… vive la civilisation!

IMG_20150825_152928418

DSC03355

Cuisiner en voyage : utiliser la cocotte minute comme un four

DSC03355
Pain cuit à la cocotte minute : Le multi-céréales de chez Bendel

Comme on se lasse vite de la bouffe mongole dans les guanz  (voir post précédent)  et que le soir on veut être tranquilles perdus dans le fin fond de la steppe, du coup, on cuisine assez souvent, et le plus souvent avec la cocotte-minute. Outre son utilisation classique en tant que grande casserole pour faire cuire les pâtes et marmite à pression pour faire du riz ou des légumes, elle nous sert aussi de four. Et Laurent est un pro pour faire le pain ! Il prépare une pâte à pain classique dans une bassine, la même qui nous sert à faire la lessive, la vaisselle, la vidange de la voiture… non, je blague (pour la vidange), la couvre d’un torchon propre (pas celui de la mécanique, nooon mais….!), et la laisse lever dans un endroit chaud et à l’abri du vent (en général sur le tableau de bord, derrière le pare-brise) pendant une à 2 heures ou même la nuit. Ensuite, il faut la cuire dans la cocotte pendant une heure à feu doux dans le panier vapeur avec le couvercle fermé, mais sans eau ni bouchon. Le métal chauffe et la cocotte sert de four à pain. Et hop, 1h15 après, on a un pain magnifique et délicieux !

Alors bien sûr, la chaleur n’est pas aussi bien répartie que dans un vrai four, donc le dessous du pain est croquant à souhait, mais la croûte supérieure est moins cuite. Pour fignoler, il suffit de retourner le pain 15 minutes avant la fin pour obtenir également une jolie croûte sur le dessus.

DSC07572
Pain frais, miel de Léros (Grèce) et confiture de cornouilles suisse…! le top du petit déj!

Du coup, moi j’ai pris l’option gâteaux : il faut préparer une pâte à cake de façon classique (en général 100g de beurre, 100g de sucre, 100g de farine (environ car on n’a quand même pas de verre doseur), 2 oeufs, 1 sachet de levure (on trouve en supermarché, il faut juste ne pas confondre avec le sucre vanillé, pas évident quand le sachet est écrit en russe…) , ajouter des ananas ou des abricots en boite (ça, on trouve), et cuire 1h dans la cocotte-minute et huuummm … ça remonte le moral pendant les jours de pluie ! Même principe pour le gâteau au yaourt, les clafoutis ou le gâteau au chocolat.

DSC02093
Gateau aux ananas prêt à être “enfourné”
DSC02098
1h après

Laissez tomber les recettes que vous trouverez sur le net où on vous dit de mettre de l’eau dans le fond de la cocotte et de couvrir le gâteau, j’ai essayé, un fiasco : ça donne un truc tout mou, mal cuit, beurk, un désastre.

Bon autant dire que ce n’est pas en Mongolie qu’on fera le régime!