Première frontière

Jour 1, Neuchâtel, Suisse

20150620-7Premier jour, petite étape de 600 km. Ok, d’accord, on ne tape pas encore dans le très exotique, mais il y’a quand même quelques détails intéressants quand on arrive en Suisse. D’abord, l’accueil : pas de visa ni de paperasse, on est dans l’espace Schengen, donc les douaniers font la sieste et laissent le contrôle du passage aux vendeurs de vignette autoroutière (puisque cette frontière est sur une autoroute). Boum, 40€, merci et bienvenue en Suisse. En même temps, c’est pas si cher quand on a déjà dépensé plus que ça en péage pour venir d’Aubagne. Bien entendu, il est tout à fait illégal de décoller la vignette de la kangoo et de la coller sur le 4×4. Même si je l’avais malencontreusement laissée tomber dans la poussière et qu’elle collait plus trop bien. Non, non, dura lex, mais c’est la loi, n’est-ce pas.

Tout de suite après on a le contournement de Genève avec des radars tous les 100m, des fois que vous auriez pas compris que c’est limité à 100 km/h (notre vitesse de croisière est à 95 km/h, donc c’est pas un souci pour nous). Et si par malheur, vous aviez oublié de faire le plein, et bien le diesel est à 1€40.

20150620-2Alors, pays cher, la Suisse ? ça dépend. Certains services sont hors de prix, comme par exemple l’assurance maladie (environ 300€ par mois par personne). Ce qui est compensé par les salaires plus élevés. Pour le voyageur, à part le diesel et la vignette dont on a déjà parlé, le coût de la vie est très variable. Les hôtels sont hors de prix, mais on n’en a pas besoin. Le café est à 3€50, mais on s’en passera. Dans les supermarchés, la nourriture n’est pas forcément plus chère. Pour les produits de base, on s’en tire aussi bien qu’en France.

20150620-420150620-50,90€ le kilo de farine, c’est pas excessif ; mais si on tape dans la bio-à-l’épeautre-petites-graines, c’est là qu’on se fait tuer. Aitre exemple, 0,60€ le tube de dentifrice, alors qu’à Auchan le premier prix est à 1€15 ; 0,65€ le demi-litre de gel-douche, c’est donné (mais 3,50€ le 1/4 litre pour un produit de marque).

Parmi les produits de première nécessité, en Suisse, le chocolat est bien sûr incontournable : si on trouve de l’excellent chocolat de confiserie en France, à prix d’or, le chocolat de supermarché est en général très très moyen, alors qu’en Suisse le bas de gamme est toujours beaucoup meilleur.

Le Gruyère (le vrai, pas le succédané en vente en France) est actuellement en promo à 16€ le kilo, apparemment il y a surproduction et les producteurs s’en débarrassent. Tant mieux, je fais un petit stock qui me tiendra en tout cas pour l’Europe et la traversée de la Russie.

Quand à la presse tabloïde locale, no comment.

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