From June 2015

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Volga: Mi-parcours!

Youpi ! On arrive à mi-parcours de notre trajet vers la Mongolie ! Cela fait 8 jours que nous sommes partis d’Aubagne, il nous reste encore environ la même chose à faire. Si tout va bien on sera arrivés avant le début du Nadam (fête nationale mongole, avec des courses de chevaux, compétitions de tir à l’arc et de lutte, une occasion unique de voir les Mongols en slip).

Un peu avant d’atteindre la vallée de la Volga, les paysages commencent à changer un tout petit peu : on est toujours à la même altitude (vers 150m) mais les cours d’eau sont plus encaissés et par conséquent l’environnement est plus sec, les sols sont moins noirs, mieux drainés. Plus on avance, plus on se rapproche du Kazakhstan, le climat devient plus aride et il fait très chaud (enfin). La végétation change : les arbres des haies sont moins grands, et des plantes de milieux plus secs apparaissent. Bon, ce n’est pas encore la Provence, mais cela laisse espérer un bivouac sans moustique. Et oui ! Ce soir nous campons tranquilles au-dessus de la Volga à côté de Togliatti, une ville industrielle qui accueille la plus grande usine de Lada du pays. Les premières Lada ont été conçues sur le modèle des Fiat italiennes et la ville a été baptisée du nom du leader du parti communiste italien.

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Arrivée en Russie

Le passage de la frontière à Глухів (ne me demandez pas comment ça se prononce) se fait sans difficulté. On a finalement choisi une petite douane (pour éviter de trop attendre). Effectivement, on double une file de camion et c’est à nous. Côté ukrainien les douaniers sont un peu curieux et ouvrent tous les coffres de la voiture ; côté russe, ils s’en fichent complétement, ils rigolent lorsqu’ils comprennent qu’on va en Mongolie et passent simplement un petit miroir sous le châssis pour voir si rien n’est caché.

On avance sur les routes russes en assez mauvais état dans une région vide de population. Pas de village, pas de café de bord de route pour faire une pause. On s’arrête finalement pour dormir en bordure d’un champ, et on se rend compte qu’on est près de petites fermes. Comme il est tard et que l’on n’a pas envie de repartir, on va demander si on peut camper là, c’est aussi l’occasion de rencontrer du monde. Les russes sont super accueillants même s’ils ne parlent pas un mot d’anglais, intrigués par la tente de toit et le réchaud à gaz. Ils nous demandent si on a la télé dans le camion… Non ??? !!! Un peu déçus de notre manque d’équipement, ils nous offrent des patates et des œufs frais (cuits à la coque, miam !).

Le lendemain on repart pour une longue journée de route à travers des paysages variés : champs de blé, de tournesol (pas encore en fleur, dommage) et de betterave, champs de blé, de tournesol, de betterave, etc, etc… à perte de vue… pfff… et des petites forêts de temps en temps. C’est tout plat ou presque, les routes sont droites à mourir d’ennui, un bon contexte pour s’endormir au volant.

Aujourd’hui on s’émeut avec raison de la déforestation de la forêt amazonienne. Mais on a oublié qu’ici aussi poussait une forêt qui devait être luxuriante et riche d’un point de vue de la biodiversité avec de très beaux arbres (chênes, érables, tilleuls, etc.) que l’on ne retrouve plus que sous forme de haies le long de la route principale ou dans de petits recoins épargnés par l’agriculture. Quand on pense aux millions d’hectares qui ont été défrichés et remplacés par des cultures, cela laisse rêveur…

Nous nous arrêtons à Voronezh pour manger une chachlik (brochette), acheter une carte sim locale et avoir un peu d’internet. En revenant, nous découvrons une grosse flaque sous la voiture : nouvelle panne ? Le miroir du douanier nous serait bien utile pour voir d’où ça vient. Finalement, plus de peur de que mal, ce n’est que la condensation de la clim, ouf ! Faut dire qu’on n’avait pas encore l’habitude, vu qu’on vient à peine de la faire réparer et qu’on n’a pas encore eu l’occasion de la faire fonctionner avant avec le temps pourri qu’on a eu pendant la traversée de la Tchéquie, de la Pologne et de l’Ukraine.

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Ukraine : suite et fin

Les paysages ont monotones, surtout sous la pluie… Nous nous arrêtons près de Lviv pour faire un peu de tourisme : visiter la forteresse de Tarakanov, qui date du 19° siècle et qui était destinée à protéger la voie ferrée entre Lviv et Kiev. Les ruines sont aujourd’hui envahies d’une végétation luxuriante. Pas de panneau, une mauvaise piste pour y arriver, pas de guide, personne sur le site (bon, d’accord, il pleut)… les conditions idéales pour découvrir l’ancien fort tel qu’il a été abandonné et jouer à Indiana Jones. Rien à voir avec nos vieilles ruines transformées en parcs d’attractions à touristes.

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Seconde visite dans le coin : « the tunnel of love », un nom alléchant pour une balade romantique qui aurait dû me remonter le moral dans ce pays un peu tristounet. Bon, c’est joli, une voie ferrée abandonnée et un tunnel de végétation autour… mais sous la pluie et envahi de moustiques, cela perd un peu de son charme. Aller on file. On s’arrête acheter un sac de myrtilles au bord de la route, humm… ce soir, myrtilles à la crème et confiture avec le reste. On campe dans une forêt à la sortie de Kiev, difficile de trouver une clairière propre : le sol est jonché de lingettes, d’emballages de capotes et de cadavres de bouteilles de vodka. OK, on est dans le bois de Boulogne local. Mais bon, personne, les lingettes ont l’air vieilles, on fait un bon feu à but anti-moustiques et deux belles grillades sous les pins. Et une bonne douche : l’installation d’eau chaude marche à la perfection, elle est pas belle la vie ?

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Ukraine : premières impressions

Le passage de la frontière depuis la Pologne à l’Ukraine se fait sans difficulté. Nous attendons 1h45 mais cela aurait pu être pire. Finalement on ne nous demande pas de payer de taxe pour la voiture, tant mieux. On nous demande juste si nous avons des armes, non, alors pas de problème. Le chef douanier sort exceptionnellement de son bureau pour nous arrêter, plus par curiosité et pour voir la voiture de près que pour nous embêter avec les paperasses.

20150623-2Passée la frontière l’ambiance change radicalement. Tout d’abord les panneaux sont en cyrillique. Je m’entraine à déchiffrer, mais ce n’est pas facile. P se lit R, B se lit V, H se lit N… ça c’est pour les lettres que nous connaissons, le reste, je vous raconte même pas. Le temps de lire les 3 premières lettes et c’est trop tard, on est passés. Heureusement les principaux panneaux sont traduits en caractères latins !

On commence à voir de vieilles voitures pourries (Lada et compagnie) et de vieux side-car rongés par la rouille. Fini l’autoroute, la route principale est une nationale, heureusement bien entretenue.

 

20150623-4L’avantage ici par rapport à la Pologne, est que la route n’est plus bordée de panneaux anti-bruit et qu’on peut enfin voir le paysage : d’immenses champs de blé (l’ancien grenier à blé de la Russie), de patates et des petites parcelles de cultures vivrières. Nous croisons quelques fermiers avec leur charrette et leurs chevaux, des paysans qui fauchent l’herbe à la faux. On sent bien qu’on a changé de monde, que les gens sont beaucoup plus pauvres qu’en Europe. Nous nous arrêtons en bord de route acheter des fraises des bois à une petite mamie, ça non plus on ne l’a pas vu avant la frontière.

Nous traversons la banlieue de Lviv, une grande ville dans laquelle se côtoient de grandes églises orthodoxes dorées à l’or fin et des zones commerciales avec les mêmes enseignes qu’à Plan de Campagne et des publicités pour des hot dogs, visiblement une marque française…

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Nous nous posons le soir à l’écart de la route principale en bordure d’un champ et essuyons notre première attaque de moustiques, je crains que ce ne soit la première d’une longue série…

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Devoir de mémoire

En repartant du garage on décide de faire un peu de tourisme : Auschwitz est à deux pas, il faut avoir vu ça au moins une fois dans sa vie. On y arrive en suivant le GPS à travers des petits villages très proprets, on se croirait en Suisse. Aucun panneau pour indiquer la direction des camps, mais en arrivant, on trouve d’immenses parkings avec des bus de touristes. C’est carré et bien organisé pour accueillir des milliers de visiteurs.

DSC05512Les deux camps de Auschwitz et Birkenau ont été préservés pour témoigner des atrocités nazies pour les générations futures. La visite est gratuite, à Birkenau on se promène librement dans les allées bien entretenues. La moitié des bâtiments a été rasée, et les chambres à gaz détruites à la dynamite par les gardiens avant qu’ils ne s’enfuient à l’arrivée des Russes. Restent quelques dizaines de bâtiments où on peut voir où s’entassaient les déportés. Ce qui impressionne, c’est la taille du camp : il était dimensionné pour accueillir 90’000 prisonniers à la fois.

20150622-15A Auschwitz 1 par contre, le camp principal, l’entrée est très surveillée : portique détecteur de métaux, interdiction de rentrer avec un sac. Probablement pour empêcher des nostalgiques de cette époque de venir faire leur show. Ensuite on entre par le célèbre portique marqué « Arbeit macht frei ». Un con de minot photographie son copain juste dessous, la classe, pour tweeter à ses potes. Comme je passe à coté il me tend son téléphone : « can you take a picture of us ? » Je le regarde un bon coup et je lui réponds « no, no, definitely no » et je repars en secouant la tête. Du coup il se trouve tout con et remballe son téléphone. P’tain ça m’énerve.

Dans le camp, les bâtiments sont beaucoup mieux construits qu’à Birkenau : sur deux ou trois étages. La plupart sont occupés par des expos de l’une ou l’autre des communautés de déportés : prisonniers de guerre russes, Roms et Tziganes, Polonais, juifs belges et français, néerlandais, etc.. dans une des baraques ils ont préservés des preuves de l’holocauste, des milliers de lunettes de vue, des tas énormes de prothèses et de jambes de bois récupérées et triées par les nazis. Et des murs hypnotisants de milliers de photos d’identité des déportés pris à leur arrivée.

C’est sûr qu’on sort de là un peu plombés, mais ça devrait être une visite obligatoire pour tous les écoliers. C’est d’ailleurs peut-être le cas pour les Polonais puisqu’on a vu beaucoup de groupes de jeunes. Mais aussi des cars de Norvège, Hollande, Slovaquie, Allemagne, Belgique.

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L’après-midi est donc bien entamée et en plus il commence à pleuvoir. Direction un camping pas trop loin, à Tarnow, pour dormir dans la tente de toit et prendre une bonne douche, parce que ça commençait à sentir le fauve dans la voiture. Propreté impeccable, douches bien chaudes et cuisine avec gaz à accès libre. Et PQ dans les chiottes. Tout ça pour 10€ à deux, imbattable.

 

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Mecanikski

20150622-8On est devant un grand bâtiment tout neuf, chez “Extrem 4×4″. Ils font de la préparation de tout genre, mais surtout du rallye et du buggy cross. Ils s’amusent à greffer des moteurs sur d’autres plateformes. Un BMW de 300 ch sur un toy, un moteur de Audi S4 sur un buggy et un 6-cyl 4.2 toy ave turbo sur un chassis de Patrol et un caisse de Volvo de 1950.. beau boulot, un peu kèkè, mais sympa.
Le petit jeune qui nous accueille parle un peu anglais, il traduit pour le mécano qui nous prend en charge de suite (pas sûr qu’on ait le même traitement en France). Un bon coup de karcher, on monte la voiture sur le lift et le problème saute aux yeux : le moteur du blocage de différentiel arrière a cassé un de ses points de fixation et donc ouvert une espace sur le plan de joint avec le pont arrière. En fait, ce moteur était HS et j’avais dans l’idée de le confier à un mécano russe pour qu’il le démonte et tente de le réparer. J’avais été très surpris par le résultat sur un travail similaire sur ma moto quand j’y étais passé il y a quelques années, donc qui sait ? chez nous en tous cas ils veulent pas y toucher, on remplace le tout, pour la modique somme de 900€.20150622-9
Le prix risque d’être assez similaire en Pologne, en plus c’est pas une pièce qu’ils ont en stock donc on décide de le virer et de mettre à la place une plaque en alu, que le mécano va confectionner.
Le problème c’est que pour démonter le moteur proprement, il faut tomber le diff, ça veut dire quelques heures de boulot en plus. Comme la réparation est hypothétique, on décide de le découper et on verra en Russie si on arrive à s’en procurer un à meilleur prix – parfois les constructeurs pratiquent des prix différents selon les pays.
20150622-11Le résultat a l’air correct, c’est monté à la pâte à joint, évidemment, donc on va garder un oeil et s’assurer que le pont reste bien sec.
A midi on en a fini, on paie la douloureuse – qui l’est bien moins qu’en France : l’heure de mécano est à moitié prix.
Pour fêter notre première panne, on va tester la gastronomie polonaise dans un restau du coin. Pierogi pour Cécile (raviolis) et bigos pour moi (choucroute avec des bouts de saucisse et de viande). Excellent ! et on mange à deux pour 8€..!


 

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Pierogi

L’Europe en large et en travers

Jour 3, Rybarzowice, Pologne, 780 km

Difficile d’écrire quelque-chose d’intéressant sur la République tchèque, qu’on a traversée par l’autoroute presque sans s’arrêter. On aurait bien eu envie de passer quelques jours à Prague, mais on a trop hâte d’arriver en Mongolie. Et d’autre part, venir en ville avec le 4×4 n’est pas le plus pratique, donc on garde ça pour une petit week-end Ryanair depuis Marseille.20150621-8

En arrivant d’Allemagne, pas de checkpoint officiel pour vérifier qu’on achète bien la vignette autoroutière comme en Suisse, mais de nombreuses petites cabanes qui vendent l’autocollant et font du change. Comme souvent lors d’un départ, on est pas encore chaud et on se fait un peu arnaquer sur le taux de change. Mais de nouveau, c’est pas si cher comparé aux péages français.

L’autoroute est bordée d’arbres donc on voit strictement rien du paysage, sinon que, comme me le fait remarquer Cécile, il y a beaucoup de pins sylvestres exactement comme au sud de la France. Comme en Allemagne, on voit souvent des champs de panneaux solaires. C’est tout le paradoxe : ils ont deux fois moins de soleil qu’en Provence, mais dix fois plus de panneaux solaires.. C’est peut-être à cause d’EDF qui doit justifier l’existence de ses dizaines de centrales nucléaires.20150621-9

On met le cap sur la Pologne, on a repéré un garage 4×4 où on pourra monter la voiture sur un lift et voir de plus près d’où vient la fuite. On arrive vers 9h le soir, et on se tanque carrément devant leurs locaux, prêts pour les choper lundi matin à l’ouverture.

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Retour aux Francs

Jour 2, Franconie, Allemagne.

20150620-8On décide de passer par l’Allemagne et ses Autobahnen où les mercos dépassent à fond de blinde sur la 3e piste. Nous on a le rythme TIR, c’est-à-dire un petit 95 km/h bien tanqué sur la piste de droite, bercé par le ronronnement du 6 cylindres.

Y’a pas à dire, ces Allemands ils sont bien organisés. D’abord, les autoroutes sont gratuites, mais en plus, ils y ont mis des “Autohof”, des relais routiers où on trouve de tout. En général une station-service, un restau-auberge et un McDo. Et souvent le Wifi, quoique dans notre cas la 3G marche mieux. Ils sont repérables de loin par un pylone avec le logo de la station. Ils sont aussi un peu plus éloignés de l’autoroute qu’une aire de repos classique, donc plus calme pour y dormir.

20150621-2C’est là qu’on se pose après une petite étape de 500 km (on est parti à 3h de l’après-midi de Neuchâtel), près de Nuremberg. La région qu’on traverse s’appelle la Franconie, qui était habitée par les Francs, qui ont donc donné leur nom à la patrie du camembert et du pastis. Bizarre que Marine demande le retour d’une tribu allemande qui a envahi et pillé la moitié de l’Europe..?

Le parking poids-lourd est pas hyper accueillant, on préfère garer devant le parking du Biergarten, mais sans déplier la tente de tour bien entendu, on a prévu de pourvoir dormir dans la voiture dans ces cas-là. Sur place on trouve des toilettes propres et des douches à 2€, même une baignoire avec jacuzzi pour 8€. C’est pas encore vraiment l’aventure.

20150621-3Au petit matin, surprise : une partie du parking est utilisée pour un marché aux puces. Il y a même un camion qui sert à manger, alors on se déguise en local pour se fondre dans la masse : on met les chaussettes dans les sandales et on achète des Nürnberger Bratwurst pour le petit déj, des petites saucisses servies dans un petit pain. Pas mal du tout.

Ensuite départ pour la république tchèque sous un léger crachin et un petit 18 degrés.

Ah oui : première galère du voyage après seulement 1000 km : fuite sur le pont arrière. On a demandé à notre préparateur de vidanger les ponts et visiblement, il ont oublié de changer un joint. Enfin, j’espère, mais dans tous les cas ça craint. On est dimanche et c’est pas trop grave donc on va tracer aujourd’hui à travers l’Allemagne et on trouvera un garage lundi en Pologne. Les Polonais sont des grands amateurs de 4×4 donc j’ai bon espoir de tomber sur une bonne adresse cette fois. A suivre.

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Première frontière

Jour 1, Neuchâtel, Suisse

20150620-7Premier jour, petite étape de 600 km. Ok, d’accord, on ne tape pas encore dans le très exotique, mais il y’a quand même quelques détails intéressants quand on arrive en Suisse. D’abord, l’accueil : pas de visa ni de paperasse, on est dans l’espace Schengen, donc les douaniers font la sieste et laissent le contrôle du passage aux vendeurs de vignette autoroutière (puisque cette frontière est sur une autoroute). Boum, 40€, merci et bienvenue en Suisse. En même temps, c’est pas si cher quand on a déjà dépensé plus que ça en péage pour venir d’Aubagne. Bien entendu, il est tout à fait illégal de décoller la vignette de la kangoo et de la coller sur le 4×4. Même si je l’avais malencontreusement laissée tomber dans la poussière et qu’elle collait plus trop bien. Non, non, dura lex, mais c’est la loi, n’est-ce pas.

Tout de suite après on a le contournement de Genève avec des radars tous les 100m, des fois que vous auriez pas compris que c’est limité à 100 km/h (notre vitesse de croisière est à 95 km/h, donc c’est pas un souci pour nous). Et si par malheur, vous aviez oublié de faire le plein, et bien le diesel est à 1€40.

20150620-2Alors, pays cher, la Suisse ? ça dépend. Certains services sont hors de prix, comme par exemple l’assurance maladie (environ 300€ par mois par personne). Ce qui est compensé par les salaires plus élevés. Pour le voyageur, à part le diesel et la vignette dont on a déjà parlé, le coût de la vie est très variable. Les hôtels sont hors de prix, mais on n’en a pas besoin. Le café est à 3€50, mais on s’en passera. Dans les supermarchés, la nourriture n’est pas forcément plus chère. Pour les produits de base, on s’en tire aussi bien qu’en France.

20150620-420150620-50,90€ le kilo de farine, c’est pas excessif ; mais si on tape dans la bio-à-l’épeautre-petites-graines, c’est là qu’on se fait tuer. Aitre exemple, 0,60€ le tube de dentifrice, alors qu’à Auchan le premier prix est à 1€15 ; 0,65€ le demi-litre de gel-douche, c’est donné (mais 3,50€ le 1/4 litre pour un produit de marque).

Parmi les produits de première nécessité, en Suisse, le chocolat est bien sûr incontournable : si on trouve de l’excellent chocolat de confiserie en France, à prix d’or, le chocolat de supermarché est en général très très moyen, alors qu’en Suisse le bas de gamme est toujours beaucoup meilleur.

Le Gruyère (le vrai, pas le succédané en vente en France) est actuellement en promo à 16€ le kilo, apparemment il y a surproduction et les producteurs s’en débarrassent. Tant mieux, je fais un petit stock qui me tiendra en tout cas pour l’Europe et la traversée de la Russie.

Quand à la presse tabloïde locale, no comment.

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ON THE ROAD! enfin!

DÉPART!!!!
Ça y est, nous sommes enfin partis!!!
Après une semaine de bricolage non stop nocturnes compris, nous avons décollé ce matin en direction de la Mongolie. Nous avons bravé une dernière fois les embouteillages aixois, visité les zones industrielles et commerciales de Valence et Chambéry à la recherche d’une recharge de gaz, puis nous avons atteint notre première étape, la Suisse, histoire de faire une visite à la famille de Laurent et de faire le plein de chocolat et de fromage!

 

 

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Fini le bricolage, ouf!

J – 1 ???

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Hier, c’était J-1… Mais regardez plutôt la photo, prise à 9h du soir… no comment! Il reste quelques menus détails à régler, hum hum…

Nous avons beaucoup avancé ces derniers jours, le détail des aménagements sera dans la rubrique “le véhicule” dès que nous aurons un moment pour l’écrire (on aura le temps de s’en occuper durant la longue traversée de la Russie). Mais pour le moment Laurent galère encore avec l’installation de l’eau chaude de la douche, les rivets de la malle sur le toit ont lâché lors d’un aller-retour à Aix par l’autoroute (qu’est-ce que ça va donner sur les pistes???), nos affaires ne sont pas tout à fait prêtes… du coup, ce n’est pas sûr qu’on puisse partir aujourd’hui… Bon, nous ne sommes pas à un jour près, il vaut mieux assurer le bricolage maintenant, avec un atelier bien outillé à proximité, que de galérer à réparer des trucs au fin fond de la steppe ! Aller, assez causé, je retourne bricoler!

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Visa Пожалуйста

Moins d’une semaine avant le départ et toujours pas de visa… ça sent l’improvisation, ça. Et pourtant, on s’y est pris bien à l’avance, les démarches ont débuté fin avril !

Oui mais comme toujours avec les visas (et heureusement dans notre cas on n’en aura qu’un seul à prévoir à l’avance), les choses se passent pas comme prévu. Comme expliqué sur la page préparation, il faut passer par un organisme qui a pignon sur rue en Russie pour obtenir les papiers officiels qui permettent ensuite d’acheter son visa. Nous sommes donc passé par RussieAutrement, qui accepté de nous aider.

Mais après le délai prévu de 30 jours, pas de nouvelle. On avait de la marge, donc on s’inquiétait pas trop, mais il fallait quand même qu’on reçoive ces papiers (ils veulent les originaux, bien sûr, pas des scans) à temps pour le rendez-vous, qu’il faut prendre à l’avance auprès du bureau qui traite les demandes de visa ici à Marseille. Comme les Chinois, les Russes ont délégué le traitement des demandes de visa auprès d’une boîte privée, mais ne vous imaginez pas que cela rend l’expérience plus agréable : je soupçonne qu’ils aient exigé que les employés soient aussi odieux que la moyenne des préposés de consulat (après une bonne cinquantaine de visites à des ambassades un peu partout dans le monde, je peux témoigner que c’est une loi de la nature).

Sauf qu’une semaine plus tard, la tuile : mon contact m’annonce un problème d’ordinateurs au ministère, les papiers sont toujours pas prêts (dans notre société moderne, l’informatique est une victime idéale lorsqu’il faut trouver un coupable). Je lui mets bien la pression parce que là on risque d’avoir un problème; Finalement, jeudi passé, Oksana me rappelle pour me dire qu’elle a reçu les papiers et qu’ils sont partis par FedEx.

Entretemps mon rendez-vous est déjà passé donc il va falloir non seulement s’insérer entre deux clients, mais aussi payer le supplément pour un traitement express. Lundi à midi les papiers arrivent et c’est donc Cécile qui s’y colle en campant dans les locaux de l’agence. Documents et passeport en main, elle arrive à obtenir une audience auprès de Son Excellence la préposée payée au SMIC et qui a ses ragnagnas un jour sur deux. De mauvaise grâce, elle accepte de traiter notre demande, non sans s’être plainte de la mauvaise qualité d’un scan et d’une facture de téléphone qui manque… et oui, comme je ne suis pas Français, ils veulent une preuve que j’habite ici !

Ah, et bien sûr, pour couronner le tout, on tombe sur 2 jours fériés : la fête nationale (12 juin) et la Bar Mitzvah du fils de la voisine de la préposée (j’imagine). En fin de compte la demande est partie et on aura notre visa le 15, Insh Allah.

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Mise au point du site

Comme on a déjà renvoyé la Freebox et que le WiFi du voisin est tout pourri (et que je peux pas faire ça au boulot), reste plus que la terrasse du bar pour fignoler le site et le blog. Bon, le débit est très moyen, mais c’est toujours ça.

Sinon, y’a le forfait Free de Cécile : 20 GB par mois (4€ par mois pendant une année, ça vous en bouche un coin, hein, les Suisses, avec vos forfaits à 50€ pour 2 GB). Le plus compliqué ça reste de trouve rune terrasse à portée d’une des rares antennes 4G de Free !